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I'm a lecturer in English linguistics at the University of Lille 3. As a scientist, I enjoy observing how we really use constructions. In line with Cognitive Construction Grammar, I defend the view that much of our linguistic knowledge is exemplar-based. You can follow my research on Academia.edu, where there are links to the full texts of most of my publications. The list of my publications on ResearchGate needs some updating, as does the automatically generated list of publications which you can find here on my personal page.

The overview below, in French, is meant to give you an idea of the main research topics I've been exploring. 

1. Les verbes à particule en anglais (p.ex. brighten up, chill out, dream on) et en d’autres langues Germaniques (p.ex. an·rufen en allemand, op·bellen en néerlandais) :

  • leurs propriétés grammaticales : comparaison avec des constructions prépositionnelles, valeurs aspectuelles (en collab. avec Catherine Chauvin),  structures argumentales, etc.
  • leur statut morphologique et/ou syntaxique
  • leurs dérivations parfois remarquables (p.ex. cleaner-upperer)
  • leurs aspects conventionnels et productifs
  • leurs problèmes pour la traduction en langues Romanes (en collab. avec Rudy Loock)
  • leur traitement par le cerveau (en collab. avec Jeff Hanna, Yury Shtyrov et Friedemann Pulvermüller)

2. Les constructions existentielles ‘locatives’ (p.ex. Il y a trois chambres à coucher dans la maison), ‘possessives’ (p.ex. Cette maison a trois chambres à coucher) et avec exister (p.ex. Dieu n’existe pas) en langues occidentales (anglais, allemand, français, espagnol, néerlandais, …), Russe et Arabe (en collab. avec Anne Carlier, Laure Sarda et collègues) :

  • quelles sont les propriétés syntaxiques, sémantiques et pragmatiques spécifiques des existentielles négatives (p.ex. Il n’y a pas l’ombre d’un doute) ? (en collab. avec Anne Carlier, Benjamin Fagard et Machteld Meulleman) 
  • quels facteurs sémantiques déterminent le choix entre la construction locative et la construction possessive ? (en collab. avec. Fayssal Tayalati)

3. Les verbes modaux en anglais (can, may, must, should, ought to, etc.) :

  • leurs valeurs sémantiques et pragmatiques (en collab. avec Ilse Depraetere)
  • méthode pour identifier dans un corpus de manière semi-automatique des séquences pertinentes de plusieurs mots contenant un verbe modal (p.ex. You must be jokingNot if I can help it) (en collab. avec Ilse Depraetere)
  • la désambiguisation automatique (avec Natalia Grabar)
  • techniques statistiques (régression logistique, modèle d’espace vectoriel) pour déterminer, à partir de données de corpus (massives), les facteurs grammaticaux jouant un rôle dans le choix entre deux modaux quasi-synonymiques comme should et ought to (en collab. avec Gert De Sutter) et les ‘distances’ sémantiques entre tous les verbes modaux (en collab. avec Martin Hilpert et Pascal Denis)

4. La Grammaire des Constructions (Cognitive), théorie linguistique adéquate :

  • descriptions fines de constructions spécifiques : à part des verbes à particule, des constructions existentielles et des constructions contenant des verbes modaux (cf. supra), aussi la corrélation comparative, p.ex. the more (…), the better (…), la construction en let alone (en collab. avec Edwige Dugas et Vera Tobin), la construction résultative à double objet en néerlandais (p.ex. zich een breuk lachen lit. ‘se rire une fracture’), les expressions de perception visuelle (p.ex. lancer un regard à X) en anglais, en français et en néerlandais, et autres
  • les n-grams schématiques, c’est-à-dire des suites consécutives de n (p.ex. 5) catégories de mots, extraits d’un corpus (en collab. avec Natalia Grabar), traités comme des constructions fréquents formant le base potentiel d’un nouveau type de grammaire pour les apprenants de langue
  • enjeux théoriques : est-ce qu’il y a vraiment un continuum du lexique au syntaxe ; accès lexical et traitement combinatoire (cf. le travail en collab. avec Friedemann Pulvermüller et autres) ?

5. La traductologie sur corpus

  • l’interférence de L1 dans les traductions en L2 : les verbes de mouvement, il y+avoir vs. there+be (en collab. avec Rudy Loock) et les verbes à particule (en collab. avec Rudy Loock)
  • méthodes statistiques pour identifier les différences pertinentes entre les traductions d’étudiants et les traductions professionnelles (en collab. avec Gert De Sutter, Rudy Loock, Koen Plevoets et autres)

6. Les paradoxes linguistiques

  • « paradoxe apparent » : cette locution ne forme-t-elle pas un paradoxe elle-même, comme toutes les combinaisons d’un nom et un adjectif privatif (artificiel, faux, fictif, non-existant, etc.), car il s’agit d’ un paradoxe qui n’est pas un (vrai) paradoxe?
  • le paradoxe du menteur (« Cette phrase n’est pas vraie »): comment l’approcher, voire résoudre, dans une théorie pragmatique non-logique ?
  • le paradoxe des verbes à particule : comment certaines unités linguistiques, notamment les phrasal verbs, peuvent-elles être des mots et des phrases contenant plus qu’un mot?
  • la productivité partielle, ou comment les cas créatifs sont des exceptions qui vraiment confirment la règle
  • le paradoxe du contexte qui s’intègre dans les constructions