Je suis Maître de conférences habilitée à diriger des recherches, et j’enseigne l’Histoire de l’Art des Temps modernes au sein de la faculté des Sciences historiques, artistiques et politiques. Pour mes recherches, je suis rattachée au Centre National de la Recherche Scientifique par le biais de l’UMR 8529 (IRHiS).

Mes recherches s’attachent autant à l’art des anciens Pays-Bas (Flandre et Hollande) qu’à l’art français, afin de les envisager dans un esprit de décloisonnement. Je m’intéresse également aux fonctions sociales de l’art et aux rapports entre art, littérature et sciences aux XVIIe et XVIIIe siècles. Ces différents axes sont plus amplement décrits dans la rubrique ci-jointe « Axes de recherches ».

Les recherches, que je peux diriger du Master au Doctorat, s’inscrivent autant dans l’Histoire de l’Art, que dans la Culture visuelle, entre 1500 et 1830. Elles concernent aussi bien la peinture que les arts graphiques (dessin et image imprimée), ainsi que la littérature artistique en France et dans l’Europe du Nord (art flamand, art hollandais, art anglais). Je suis particulièrement attentive aux interactions entre l’art et la société et entre passé et présent. A ce titre, je propose un séminaire de Master I consacré à l’image de mode et à l’image scientifique pour l’année 2017-2018.

Principales collaborations à des programmes de recherches

2016-2019

Membre du Comité scientifique du projet de recherche ACA-RES, Académies d’Art et Mondes sociaux (1740-1805), soutenu par le Labex SMS (Structuration des Mondes Sociaux) de l’université de Toulouse, et placé sous la direction d’Anne Perrin-Khelissa et d’Émilie Roffidal.

2016-2018

Membre du Comité scientifique du projet de recherche sur les saisies révolutionnaires en Belgique, piloté par l’Institut royal du Patrimoine artistique de Belgique (IRPA-KIK), sous la direction de Pierre-Yves Kairis.

2013-2014

Membre du programme d’échanges North in Memory: Heritage, Museum dynamics and Identity issues in Northern Europe, PHC Van Gogh entre l’université de Lille 3 (IRHiS) et l’université de Leyde.

2009-2013

Membre du groupe international de recherches Identity, Function and Dissemination of Flemish Baroque in a European context, dirigé par le professeur Katlijne Van der Stighelen de la Katholieke Universiteit Leuven et financé par le FWO.

2008-2012

Membre fondateur du groupe de recherches (avec Martial Guédron et Anne Lafont) Autour de Dezallier d’Argenville : écrire, collectionner, classer à l’époque moderne, constitué à l’Institut national d’histoire de l’art, Paris, en partenariat avec les universités de Lille 3, de Paris Est - Marne la Vallée et de Strasbourg.

Actualités

Jean-Baptiste Descamps et Jean-Baptiste-Pierre Lebrun : deux regards opposés sur le patrimoine

Communication au Séminaire d'histoire de l'art de l'IRPA n° 19 : Nouveaux regards sur les saisies patrimoniales en Europe à l'époque de la Révolution française, Bruxelles, 30-31 mai 2018.

Programme et inscription sur : http://conf.kikirpa.be/saisies2018/fr/home/

« Le spectacle de l’art au 18e siècle : loisir pour amateur ou exercice pour professionnel ? »

Communication au colloque international sous la dir. d’Isabelle Pichet, Laurent Turcot et Marc-André Bernier, Le corps sensoriel au sein des loisirs et des divertissements, Université du Québec à Trois-Rivières, 22-23 février 2018.

Conférence introductive aux journées d’études

« Académies d’Art et Mondes sociaux (1740-1805). Mobilité des artistes, dynamique des institutions : dessiner la cartographie des échanges », Toulouse, Université Toulouse-Jean Jaurès, 9-10 novembre 2017

Programme ACA-RES, Académies d’Art et Mondes sociaux (1740-1805), soutenu par le Labex SMS (Structuration des Mondes Sociaux) de l’université de Toulouse.

Colloque international

D’autres regards sur les Le Nain, Lens, musée du Louvre-Lens, 5-6 mai 2017

Membre du comité scientifique et co-organisatrice du colloque international, manifestation en partenariat avec le musée du Louvre-Lens, l’université catholique de Louvain, l’université de Bourgogne et l’IRHiS de l’université de Lille.

Communication aux journées d’études

« Fonder les institutions artistiques : l’individu, la communauté et leurs réseaux », Paris, Centre allemand d'histoire de l'art, 8-9 décembre 2016

Programme ACA-RES, Académies d’Art et Mondes sociaux (1740-1805), soutenu par le Labex SMS (Structuration des Mondes Sociaux) de l’université de Toulouse.

Ouvrages

De l’expertise artistique à la vulgarisation au siècle des Lumières : Jean-Baptiste Descamps (1715-1791) et la peinture flamande, hollandaise et allemande, Turnhout, éditions Brepols, 2016, 608 p.

Peintre flamand peu connu aujourd’hui, Jean-Baptiste Descamps (1715-1791) demeure important par les livres qu’il a publiés de son vivant. Entre 1753 et 1763, paraissent ainsi les quatre volumes de son recueil intitulé La vie des peintres flamands, allemands et hollandois, suivis en 1769 de la publication d’un Voyage pittoresque de la Flandre et du Brabant. Ces textes ont longtemps été négligés car, contrairement aux modèles représentés par Giorgio Vasari et Karel van Mander, ils sont considérés comme de simples compilations. Consacrer une étude aux ouvrages de Descamps vise, par conséquent, à remettre en question ce postulat en soulignant les réels enjeux intellectuels que revêt l’écriture de ce polygraphe. Par ses livres, Descamps a en effet su se construire une visibilité et une légitimité d’expert de la peinture septentrionale, qui lui ont ouvert les portes de l’Académie royale de Peinture et de Sculpture à Paris en 1764.

Dans ce contexte, l’enquête monographique sert ici de simple fil conducteur à des questionnements variés sur la France des Lumières, et plus particulièrement sur le rapport entre Paris et la province, entre les grands et petits maîtres, entre la littérature érudite et les écrits de vulgarisation. L’étude s’attache aussi à définir la place des Arts dans l’espace public ouvert par le développement des expositions, du marché de l’art et du tourisme culturel. Elle met enfin l’accent sur l’attraction puissante qu’ont exercée les œuvres flamandes, hollandaises.

Review

« Gaëtane Maes propose donc un ouvrage passionnant sur les rapports entre l’art et la littérature, l’expertise artistique et l’écriture de vulgarisation, l’œuvre et son public, au siècle des Lumières. L’Edition se complète d’un riche ensemble d’annexes, de tables et de bibliographies qui rendent cet ouvrage, de lecture agréable, aussi utile à l’historien de l’art d’aujourd’hui que les publications de Descamps l’étaient aux amateurs du XVIIIe siècle. » (Sébastien Bontemps, dans la Revue de l’Art, 197, 2017, p. 81)

« L’enquête, passionnante, offre des éclairages multiples sur la sociabilité provinciale, les réseaux artistiques, la construction des carrières, l’intérêt nouveau pour la matérialité des œuvres et le tourisme artistique. Il comprend des analyses d’œuvres, des réflexions sur la collection et le statut d’amateur, des études de dédicaces, des présentations d’archives inédites… et témoigne ainsi de la richesse et de la diversité des sources consultée (…) D’une typographie agréable, le volume, qui s’achève sur d’importantes annexes, comporte un cahier iconographique en couleur soigné qui complète les nombreuses illustrations en noir et blanc insérées dans le corps du texte. » (Catriona Seth, dans En attendant Nadeau, 43, 2017)

“Needless to say, the importance of Gaëtane Maes’s in-depth study of Descamps’s two major titles in the early historiography of Netherlandish, and especially Flemish art, can hardly be overestimated.” (Hans Vlieghe, in Historians of Netherlandish Art Reviews, Dec. 2017)

G. Maës et J. Blanc (éd.), Les échanges artistiques entre les anciens Pays-Bas et la France, 1482-1814, (actes colloque international, Université de Lille, CNRS UMR 8529-IRHiS, 28-30 mai 2008), Turnhout, éd. Brepols, 2010, 365 p.

Cet ouvrage correspond aux actes d’un colloque inscrit dans une discipline principale – l’histoire de l’art –, tout en la concevant de façon à décloisonner les spécialités et ouvrir largement les réflexions vers d’autres champs comme l’histoire du livre, l’histoire sociale, économique et religieuse, ou encore, l’histoire du goût. Il s’organise selon cinq chapitres prenant en compte les différentes modalités d’« échange » et de « commerce artistique » au sein d’une chronologie large : I. Voyages et transferts, II. Réseaux et échanges, III. Collections et commerces, IV. Modèles et emprunts, V. Règles et valeurs.


Invention - Interprétation - Reproduction. Gravures des anciens Pays-Bas (1550-1700), (catalogue d’exposition, Douai, musée de la Chartreuse, 2006-2007), Paris, 2006, 192 p., avec la collaboration de J. Strypsteen

Autour des collections publiques du Nord - Pas de Calais, un choix d’œuvres flamandes et hollandaises a été fait dans le but d’établir un lien entre les fonctions de la gravure ancienne et des questionnements actuels. Les termes d’ « invention », d’ « interprétation » et de « reproduction » retenus comme principes d’organisation au sein de l’exposition ont permis cette interaction entre passé et présent. On y revenait ainsi sur plusieurs questions importantes pour tous les types de visiteurs : A qui appartiennent les œuvres mises à la disposition du public ? L’œuvre multiple est-elle une œuvre d’art ? A partir de quand parle-t-on de copie ou de plagiat ?

Les Salons de Lille de l’Ancien régime à la Restauration (1773-1820), Dijon, L’Echelle de Jacob, 2004, préface de Philippe Bordes, 506 p.

L’ouvrage propose un regard neuf sur l’avènement et le fonctionnement des expositions d’art au XVIIIe siècle, essentiellement traitées jusque là sous l’angle des capitales comme Paris et Londres. Pour cela, il s’appuie sur des sources partiellement inédites afin d’établir la chronologie exacte des Salons lillois et de mettre des documents nouveaux à la disposition des chercheurs.

L’ouvrage propose, par ailleurs, une synthèse de l’art produit et exposé à Lille sous les régimes contrastés de la Royauté, de la Révolution, de l’Empire et de la Restauration. Il insiste, enfin, sur les distinctions à opérer entre les différentes catégories d’exposants : artistes et artisans, d’une part, et amateurs et élèves de l’École de dessin locale, d’autre part.

Les Watteau de Lille - Louis Watteau (1731-1798) et François Watteau (1758-1823), Paris, éditions Arthena, 1998, préface de Christian Michel, 586 p., 400 ill.

L’ouvrage retrace la carrière des neveux d’Antoine Watteau en mettant l’accent sur leurs différences fondamentales dans le traitement de la figure et dans leurs pratiques d’atelier. A travers eux, il s’agit également de dresser le panorama de l’art à Lille de 1760 à 1820.