2018-2019

-Cours de licence 2, musique et danse, esthétique transdisciplinaire

Le mouvement dans l’art 

Le mouvement peut être connu, perçu ou vécu, et appartenir aux corps humains comme aux planètes dans le ciel. Dans l’art, le mouvement a pris une place de premier ordre depuis le tournant du XXe siècle, avec l’avènement de la danse libre et du cinéma. Il est moins courant, à propos de la musique, de parler de mouvement ; pourtant l’expérience de l’écoute induit bien certaines modalités de mouvement, y compris chez l’auditeur immobile. Le mouvement, en effet, ne se réduit pas au déplacement. Enfin, le mouvement peut être imaginé. 

À partir de cas empruntés au champ artistique, le cours propose d’introduire différentes conceptions du mouvement en s’appuyant sur des auteurs philosophiques. Un temps sera réservé à la lecture de Gaston Bachelard, L’air et les songes. Essai sur l’imagination du mouvement, Paris, Corti, 1943. I


-Master 1 Tronc commun, séminaire tronc commun 1, Philosophie de l’art

L’esthétique en question

L’esthétique est une discipline mal assurée : entre son extension à tout type de discours sitôt qu’il parle de l’art, et son rejet argumenté par certains philosophes, quelle place lui reste-t-il ? Quelles formes peut-elle prendre ? Ce séminaire a pour objectif de réfléchir au caractère problématique de l’esthétique philosophique, tendue entre l’exigence générale de la théorie et la singularité de son objet. L’esthétique ne se réduit pas à un certain nombre de notions qu’on pourrait se contenter d’apprendre et d’utiliser. On propose de l’envisager comme une pratique qui nécessite des médiations : la lecture des textes des philosophes et des artistes, l’attention sensible aux œuvres ou à la nature, une écriture instruite de ces détours.


-Master 2 Séminaire de philosophie de l’art, Master Création et Étude des Arts Contemporains

Pour une approche critique du primitif

Le « primitif » est la catégorie générale à partir de laquelle on appréhende, à la charnière des XIXe et XXe siècles, les possibilités de renouvellement de l’art en se tournant vers les civilisations extra-occidentales, également vers l’enfance et la folie. Le problème d’une telle catégorie, pourtant, est qu’elle s’inscrit implicitement dans une perspective évolutionniste, ou dans des oppositions comme celles de la nature et de l’histoire, de la régression et du progrès, qui demandent à être interrogées.  Le séminaire s’organisera à partir de l’étude de textes philosophiques et de moments artistiques concrets.

Il se déroulera en lien avec l’exposition Danser brut qui se tient au LaM (Musée d’art moderne d’art contemporain et d’art brut Lille Métropole) du 28 septembre 2018 au 6 janvier 2019


-Master 2, séminaire « Esthétique et société », département de philosophie

Le jeu et l’art

Il ne fait pas de doute que le jeu est toujours plus présent dans le champ de l’art, selon une tendance qui s’est amorcée au XXe siècle avec le surréalisme et s’est épanouie dans les revendications d’un art qui ne serait plus séparé de la vie. L’artiste, selon les termes d’Allan Kaprow, s’est transformé en joueur. Mais que penser d’une telle évolution ? Et quelle signification est alors accordée au fait de jouer? Le séminaire propose comme fil directeur l’hypothèse, présente chez Johan Huizinga, selon laquelle l’époque contemporaine, en dépit de l’inflation des manifestations ludiques, a en réalité perdu l’esprit vivant du jeu. Cette perspective critique sur la culture constituera le point de départ de notre réflexion. Quelle est la vie propre au jeu et comment s’organise-t-elle au plan spatio-temporel ?