Raphael Gomerieux

maître de conférences - Arts plastiques
CNU : SECTION 18 - ARTS : PLASTIQUES, DU SPECTACLE, MUSIQUE, MUSICOLOGIE, ESTHETIQUE, SCIENCES DE L'ART
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Raphael Gomerieux

maître de conférences - Arts plastiques

Publications


▪ GOMÉRIEUX, Raphaël, « Peindre l’Histoire, dissoudre l’Homme : approche lévi-straussienne de l’œuvre de Luc Tuymans », in LUBAC, Céline, LUBAC Marcel, LEMAIRE Françoise, et al. (dir.) Archives rêvées, mémoires de peintres (titre provisoire), Presses Universitaires de Vincennes, publication annoncée pour 2018.

Informations complémentaires : Publication avec comité de lecture ; Chapitre de 40 000 signes.

 

Résumé de la publication : Les sociétés froides se distinguent des sociétés chaudes notamment dans leur rapport au temps, à la mémoire et à l’Histoire. Une société froide ne possède pas de dispositif spécifique de mémoire. Au travers des rituels, des mythes et de divers savoir-faire, chaque membre maintient vivant le récit de l’origine. Les sociétés chaudes, fixent par écrit et développent des dispositifs de stockage variés. Elles archivent et accumulent les informations avec l’impérieuse nécessité d’y inscrire un progrès et, par là-même, de donner collectivement du sens à l’Histoire.À partir de quelques œuvres choisies de Luc Tuymans et en s’appuyant sur la pensée de Lévi-Strauss qui déclarait contre l’historicité constituante sartrienne que « le but dernier des sciences humaines n'est pas de constituer l'homme, mais de le dissoudre »,[1] nous essaierons de saisir comment, dans le domaine de l’art, les peintures de l’artiste belge peuvent participer d’un tel projet. Élaborées à partir d’archives photographiques évocatrices de faits historiques majeurs, certaines œuvres semblent s’ingénier à effacer tout contenu spectaculaire, allant même jusqu’à dissoudre le caractère d’événement de ces images. Ainsi perçu, entre mémoire et oubli, le travail de Tuymans s’affirmera comme regard éloigné, refroidi et presque hors du temps.

 

 


 

▪ GOMÉRIEUX, Raphaël, « Le Mythe de " Zeuxis et Barnett Newman " », Déméter [en ligne], Varia, Articles, Textes, 2017, disponible sur : https://demeter.univ-lille.fr/article32/le-mythe-de-zeuxis-et-barnett-newman

Informations complémentaires : Revue scientifique du CEAC de l’Université Lille SHS ; Programme DeAR, Publication avec comité de lecture ; Article de 40 000 signes.

Résumé de la publication : Considéré parfois comme inaugurant l’Occident au même titre que la tragédie grecque ou que la géométrie euclidienne, le mythe mettant en compétition Zeuxis et Parrhasios est l’objet d’une attention privilégiée (découpage par mythèmes selon la méthode initiée dans l'Anthropologie structurale de Claude Lévi-Strauss). Fixé par Pline l’Ancien, le dénouement du mythe est connu ; la victoire est rendue à Parrhasios pour avoir excellé dans le trompe-l’œil au point d’abuser son grand rival. Alors qu’aujourd’hui la mimesis est - peut-être plus que toute autre - une caractéristique permettant de témoigner d'une forme d’archaïsme en peinture ; il s’agira ici de remplacer cette appréciation diachronique par ce que révèle l'approche synchronique. Considéré au regard du récit pourtant moderne du Cedar Bar - mettant en scène Franz Kline et décrivant les grandes peintures abstraites de Barnett Newman - paradoxalement le mythe grec apparaîtra non pas tant dépassé que précisément rejoué.

 

 

 

 

▪ GOMÉRIEUX, Raphaël, « La falsification du postmoderne », in SOULAGES, François (dir.), Lieux & Mondes, Arts, Cultures & Politiques. Paris,  L’Harmattan, 2015, p. 287-297 (Coll. Local et Global, ISBN : 978-2-343-04557-3)

Informations complémentaires : Publication avec comité de lecture ; Groupe Retina International, Labo AIAC EA 4010, Labex Arts-H2H ; Chapitre de 40 000 signes.

Résumé de la publication : Le débat sur la pensée des Lumières comme il fut traité par Adorno et Horkheimer dans La Dialectique de la raison sert de point de départ à une réflexion sur la pensée postmoderne de Jean-François Lyotard. Souvent décrite comme la crise des valeurs et des représentations qui frappe les grandes sociétés industrialisées de l’Occident, la postmodernité aurait pu être l’occasion d’un changement de paradigme. À l’inverse, on voit le postmoderne régulièrement relégué au slogan réducteur du « tout se vaut ». Afin d’en montrer l’origine, l’attention est portée sur la restauration de l’autorité dialectique et l’ensevelissement de la fonction mythique. Enfin le questionnement propose de prendre appui sur la pragmatique du nouvel esprit scientifique et les travaux d’Heisenberg en microphysique quantique. La manière d’interpréter ces travaux est proposée comme un indicateur pertinent pour distinguer le regard moderne du regard postmoderne.

 

 

 


 GOMÉRIEUX, Raphaël, « L’inframince ; quand seule la frontière vaut encore pour territoire », in BONNET, Eric (dir.). Frontières & Œuvres, Corps & Territoires. Paris, L’Harmattan, 2014, p. 69-85. (Coll. Local et Global, ISBN : 978-2-343-04602-0

 Informations complémentaires : Publication avec comité de lecture ; Groupe Retina International, Labo AIAC EA4010, Labex Arts-H2H, Chapitre de 40 000 signes.

 Résumé de la publication : La modernité apparaît très tôt comme une période où les différentes disciplines sont invitées à s’inscrire dans une démarche d’introspection et de rationalisation. Cette attitude en partie générée par la pensée positiviste issue de la révolution industrielle érige le modèle scientifique comme nouveau paradigme. Mais dans le domaine de la pensée comme dans celui des conquêtes de territoires, l’autorité hégémonique d’un modèle entraîne toujours avec elle une part de violence et de dénaturation. Alors que Martin Heidegger réaffirmera rapidement la frontière irréductible entre Science et Philosophie, alors que Georges Lemaitre réaffirmera également celle entre Science et Religion, qu’en est-il pour l’Art ? En filant la comparaison coloniale tout en la justifiant, nous verrons qu’en certains cas, l’action acculturante provoque une réaction dite de contre-acculturation. Celle-ci consiste chez le colonisé à reprendre à son compte les modèles extérieurs en les détournant à des fins défensives. À l’ère de la reproduction mécanisée, il est possible de comprendre combien l’œuvre de Marcel Duchamp fournit un sérieux effort de résistance par la conservation vitale d’une ultime frontière : l’inframince. Dans pareil cas, la frontière fait même figure de seul territoire encore possible.


 

 

▪ GOMÉRIEUX, Raphaël, « Les nouveaux rhyparographes ; tentative de fable autour de la peinture actuelle » in BONNET, Eric (dir.). Esthétiques de l’écran, Lieux de l’image. Paris, L’Harmattan, 2013, p. 109-125. (Coll. Eidos, Série Rétina, ISBN : 978-2-343-00106-7)

Informations complémentaires : Publication avec comité de lecture ; Chapitre de 40 000 signes.

Résumé de la publication : Au prix d’efforts répétés, la peinture a su progressivement depuis l’antiquité s’affirmer comme véritable parangon, faisant figure d’art majeur par ses inventions, ses techniques, ses savoirs. L’assimilation par d’autres moyens d’expression (sculpture, vitrail, tapisserie, gravure…) des substances faisant le corps de la peinture, a eu pendant longtemps valeur d’eucharistie. Avec la révolution industrielle et son lot de transformations, la peinture a été déchue de sa position d’autorité. C’est elle qui, désormais, est assujettie au flux des images d’origines variées ; indicielles comme virtuelles. Pourtant et au-delà d’un simple renversement de situation, tout se passe comme si les peintres tentaient d’anesthésier ou de dévitaliser le corps de ces images. Dès lors, dans quelle mesure cette fable de la peinture devenue vampire, permet-elle d’interroger le corps pictural de manière renouvelée, dans ses rapports au symbolique, à l’imaginaire et au réel ? L’approche sera principalement d’ordre poïétique.

 

Recensions :

▪ GOMÉRIEUX, Raphaël, « Rachida Benabda : L’Avènement de la surface à travers une poïétique de la peinture », Critique d’art, Actualité internationale de la littérature sur l'art contemporain, [En ligne] n°40, Rennes, les Archives de la critique d'art, juin 2014, disponible sur : <URL>.

 

▪ GOMÉRIEUX, Raphaël. « Neo Rauch : een selectie = une sélection, 1993-2012 » Critique d’art, Actualité internationale de la littérature sur l'art contemporain, n°41, Rennes, les Archives de la critique d'art, Printemps /Été 2013, p. 158-159.

 

Programmes, colloques et journées d’études

▪ GOMÉRIEUX, Raphaël, « D’un Ingénieux bricolage, Le régime de l’œuvre d’art chez Claude Lévi-Strauss » communication lors de la Rencontre du CEAC, Université Lille SHS, 14 novembre 2017. Dans le cadre du séminaire de Anne Boissière « Pour une approche critique du primitif », Programme « Dialogues entre art et recherche », Laboratoire EA 3587. Lien vers l’affiche : <URL>.

 

▪ GOMÉRIEUX, Raphaël, « Le modèle augmenté, outil de poïétique : pendant didactique à la théorie lévi-straussienne de l’œuvre comme « modèle réduit » » communication de la journée d’étude « La séquence d’apprentissage en arts, la part du corps et du numérique », Université d’Artois, 18 octobre 2017. Groupe de Recherche en éducation artistique, Laboratoire Textes et Cultures EA 4028. Lien vers le programme : <URL>.

 

▪ GOMÉRIEUX, Raphaël, « Peindre l’Histoire, dissoudre l’Homme : approche lévi-straussienne de l’œuvre de Luc Tuymans », communication réalisée dans le cadre de l’exposition et du colloque « Archives rêvées, mémoires de peintres » organisés aux Archives Nationales, Pierrefitte-sur-Seine, du 20 octobre au 10 décembre 2016. Partenaires : Laboratoire EA 4010 AIAC, Maison d’Art Contemporain Chailloux, Fresnes. LABEX Arts-H2H. Sous la direction de Céline Lubac et Marcel Lubac, Françoise Lemaire, Éric Bonnet. Lien vers le programme : <URL>.


▪ GOMÉRIEUX, Raphaël, « Le mythe de « Zeuxis affrontant Barnett Newman », communication réalisée dans le cadre de la journée d’étude intitulée : Peinture ; entre archaïsme et modernité, entre mythe et réalité, Université Paris 8, INHA, Vendredi 2 mai 2014. Sous la direction de Céline Lubac et Isabelle Herbet. Lien vers le programme : <URL>.

 

▪ GOMÉRIEUX, Raphaël, « Adorno / Lévi-Strauss : une divergente question d’esthétique », communication réalisée dans le cadre de la journée de rentrée de l’école doctorale EDESTA, Université Paris 8, 5 décembre 2012. Sous la direction de Jean-Philippe Antoine. Lien vers le programme : <URL>.

 

 

▪ GOMÉRIEUX, Raphaël, « L’équilibre poïétique », communication réalisée dans le cadre du colloque : « LOCAL/GLOBAL, Images & récits. À l’ère de la globalisation contemporaine, pourquoi et comment penser les rapports entre le local et le global, à partir des images et des récits dans les arts ? », Université Paris 8 et INHA, 2011. Sous la direction de François Soulages.

 

▪ GOMÉRIEUX, Raphaël, « Corps eucharistique, corps vampirique (réflexions sur un état actuel de la peinture) », communication réalisée dans le cadre du colloque : « Écran, fable, substance : le corps de la peinture », INHA, 5 mai 2010, Sous la direction de Éric Bonnet.

 

 


[1]. Claude Lévi-Strauss, La Pensée sauvage, Paris, Plon, 1962, p. 326.