Professeure des universités en didactique de l'histoire depuis 2025 à l'Université de Lille (PsySEF), au CIREL-Théodile. Je suis membre du comité de rédaction de la revue Education&Didactique et du comité éditorial Recherches en éducation. Membre du CA de l'ARCD (association pour des recherches comparatistes en didactique), je suis secrétaire de l'association. Je participe aux réseaux Problema et Reseida. Je suis associée au CREN (Centre de recherche en éducation de Nantes).

Enseignante en lycée pendant 15 ans (agrégée d'histoire-géographie), je suis titulaire d'une Licence d'histoire, d'un Master EEA de l'Université de Nantes (2016), d'une thèse dirigée par Sylvain Doussot (2019) et d'une HDR avec Céline Chauvigné comme garante (2025). De 2021 à 2025, j'étais maîtresse de conférences à l'Université de Limoges : Inspé de Limoges, Unité de recherche FrED (Education et diversités en recherches francophones)

Thèse de doctorat en sciences de l’éducation et de la formation (2019)

« Le développement des compétences critiques des élèves : une étude didactique sur l’enseignement de l’histoire au lycée. »

L’étude de documents occupe une place importance de l’enseignement de l’histoire. Pourtant, au regard de l’épistémologie historienne, les pratiques habituelles en classe ne permettent pas aux élèves de les aborder de façon historienne. Avec un corpus de cinq séquences, nous avons voulu expérimenter le développement de la compétence d’étude critique de documents dans une classe de Seconde au lycée. En effet, l’identification des données contextuelles et le prélèvement d’informations sont souvent traités de façon ritualisée et ne permettent pas de développer ce sens critique dévolu au cours d’histoire. En référence à ce que font les historiens, nous postulons qu’il faut faire en sorte que les questionnements sur le passé et sur ses traces soient tenus ensemble dans le cadre d’une enquête historienne problématisée pour produire du savoir. Mais ce corpus relève de l’expérimentation. Les résultats auxquels nous aboutissons montrent des obstacles à ce développement, comme le questionnement de l’objectivité ou non d’un document en histoire, mais aussi la posture du professeur qui cherche à produire de l’enseignable. Cela empêche les élèves de reconnaître les situations dans lesquelles mobiliser cette compétence, dont ils ont pourtant appris à maîtriser les procédures. Avec nos résultats nous proposons un curriculum possible pour permettre le développement de la compétence d’étude critique du document en classe d’histoire.

Jury composé de :

  • Didier CARIOU, Maître de conférences HDR, Université de Bretagne Occidentale.
  • Michel FABRE, président de jury, Professeur d’université, Université de Nantes.
  • Nadine FINK, rapporteure, Professeure ordinaire, HEP Vaud (Suisse).
  • Sabrina MOISAN, Professeure agrégée, Université de Sherbrooke (Canada).
  • Jean-François THEMINES, rapporteur, Professeur d’université, Université de Caen.
  • Dir.: Sylvain DOUSSOT, Maître de conférences HDR, Université de Nantes.

 

Mémoire pour l’Habilitation à Diriger des Recherches (2025)

« L’enquête problématisée des élèves sur les narratifs pour entrer dans l’épistémologie historienne : Le cas d’un lieu de mémoire. »

En cours d’histoire, les élèves peuvent apprendre à développer des compétences critiques, référées à l’épistémologie historienne. Enquêter sur les narratifs, c’est construire des savoirs apodictiques. Le Cadre de l’apprentissage par problématisation nous permet de produire des données didactiques pour ensuite les analyser. Cinq séquences forcées sont menées avec des élèves se rendant en visite scolaire au village d’Oradour-sur-Glane, massacré et détruit en 1944.  Les narratifs interrogés sont mémoriels (le cas d’une rumeur sur le massacre), muséaux (travail de muséohistoire) et politiques (études de discours). Les élèves explorent les possibles par la mise en tension entre leurs premières idées explicatives et les données du problème (leurs connaissances, la visite, les documents). Ils produisent ainsi des idées explicatives améliorées par le processus de problématisation. Notre programme de recherche s’appuie sur les résultats de ces séquences forcées. Faire de l’histoire en classe passe par le questionnement systématique des narratifs, qui nécessite de quitter le sens commun pour entrer dans un registre épistémologique historien.

Jury composé de :

  • Caroline LEININGER-FREZAL, présidente de jury et rapporteure, Professeure des Universités, Paris Cité
  • Didier CARIOU, rapporteur, Maître de conférences – HDR, Université de Bretagne Occidentale
  • Céline CHAUVIGNE, garante, Professeure des Universités, Université de Nantes
  • Sylvain DOUSSOT, Professeur des Universités, Université de Nantes
  • Peter GEISS, rapporteur, Professeur, Université de Bonn, Allemagne
  • Patrick RAYOU, Professeur émérite, Université Paris 8

 

Distinctions scientifiques obtenues

Prix de thèse Ilham Badran en 2021 récompensant « des travaux doctoraux concernant les apprentissages ou l’éducation scolaire pouvant nourrir la formation des enseignants ».

Prix Ma thèse en 180 secondes – Nantes – 2018.