Diplômée de l'Institut d'Etudes politiques de Grenoble, de l'Institut d'urbanisme de Grenoble, agrégée d'Histoire, docteur de l'Université de Lille, Marie-Laure Legay est professeur d'histoire moderne. 

Sa thèse a porté sur les Etats provinciaux dans la construction de l'Etat moderne au XVIIe et XVIIIe siècles (Droz, 2001) et son Habilitation à Diriger des Recherches sur le thème "Etat, finances et territoires dans l'Europe des Lumières" (France, Autriche, Pays-Bas autrichiens), qui a donné lieu notamment à La banqueroute de l'Etat royal: la gestion des finances publiques de Colbert à la Révolution (EHESS, 2011).

Voir l'article dans Le Monde:http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/12/la-banqueroute-de-l-etat-royal-de-marie-laure-legay_1617295_3232.html

Elle a dirigé le Dictionnaire historique de la comptabilité publique (1500-1850), paru aux PUR en 2010 et publié depuis trois ouvrages individuels sur L'Histoire de l'argent à l'époque moderne (Armand Colin, 2014), Les Loterie royales dans l'Europe des Lumières (2014), et La Souveraineté monétaire dans les Pays-Bas méridionaux (XVI-XIXe siècle), paru chez Brepols en 2016 (prix Jean-Stengers de l'Académie royale de Belgique).

 

 

Histoire de l'argent à l'époque moderne

Commune mesure de toute chose, l'argent a eu dans l’histoire un rôle multiple, à la fois libérateur et aliénant. Il interroge les consciences individuelles et le destin collectif : à l’époque moderne, les hommes encore très christianisés rejettent l’argent comme fondement de la société idéale à construire. Son utilité est admise, mais non sa valeur ultime : il n’est pas reconnu comme finalité, ni par la religion, ni par la philosophie moderne.
Mais l’argent est aussi relation. Il lie les hommes entre eux, à travers un signe à la fois concret et symbolique : la monnaie. Tout en étant un instrument commun aux riches et aux pauvres, l’argent bouscule les hiérarchies sociales car la société de l’époque moderne, bien que fondée sur un ordre divin, est travaillée par les dynamiques du capitalisme.
Illustrée par les grandes figures de l’histoire, de Gadagne à Necker, de Brantôme au chevalier d’Arcq, de Calvin à Turgot, des tard-avisés à Mandrin…, cette histoire propose un tableau inédit du passage de l’économie du don à l’économie de marché, de l’émergence de l’État de finance, de la naissance du libéralisme, des nouvelles pratiques de consommation, d’épargne et de spéculation, sans oublier la délinquance monétaire et financière.

Dernières actualités

L'Europe et le modèle de gestion de l'Etat français à l'époque moderne

Lecture plénière pour la Society for the Study of French History ; Université de Strathclyde, 26-27 juin 2017