Guillemette de Larquier

professeure des universités - Economie du travail - Economie des conventions
CNU : SECTION 05 - SCIENCES ECONOMIQUES
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Campus Cité scientifique SH2 - 229
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Guillemette de Larquier

professeure des universités - Economie du travail - Economie des conventions

Axes de recherche

Economie des conventions

L'ensemble de mes travaux en économie du travail adopte les hypothèses de l'économie des conventions. En particulier, ce qu’est la valeur du travail - sa productivité - relève d’un jugement fondé sur des conventions de compétences plurielles fonction des emplois, des entreprises, des professions, des activités, etc. L’incertitude inhérente aux appariements ne porte pas sur un niveau de productivité (qu’il faudrait mesurer avec une marge d’erreur en information imparfaite et/ou incomplète) mais provient du fait qu’il y a potentiellement plusieurs manières de définir la valeur du travail, la productivité elle-même, ou la qualité d’une personne et d’un poste. Or, pour maîtriser l’incertitude d’une situation donnée, les acteurs la mettent en forme à l’aide de règles, de principes ou d’outils conventionnels qui confortent leurs représentations, leurs décisions et leurs actions. Cela fonde la pluralité des marchés du travail, des stratégies RH des entreprises et des parcours individuels.

Recrutement des entreprises et fonctionnement du marché du travail

Les travaux de cet axe proposent d'analyser le fonctionnement du marché du travail, en le faisant reposer sur les logiques de recrutement des entreprises. Il s'agit en fait d’adopter une lecture « conventionnaliste » d’une hypothèse « conventionnelle » en économie du travail : les appariements entre travailleurs et entreprises sont risqués et se révèlent hétérogènes, l’Économie des conventions soulevant alors le problème de la définition de la qualité de ces appariements. Cela amène à s'intéresser au pouvoir de valorisation des entreprises (qui attribuent une valeur aux personnes, quand elles évaluent des candidats qu’elles sélectionnent ou des salariés en place qu’elles rémunèrent) et aux investissements de forme de la fonction d’appariement (les intermédiaires et les canaux qui « mettent en forme » les marchés en définissant leurs règles, leurs frontières et les formats de l’information sur les postes et les candidats, d'où une pluralité de dynamiques d’appariement).

Enquêtes mobilisées : OFER (Dares, 2005, 2016), enquêtes Emploi (Insee, 2003-..), ...

Formation et trajectoires des salariés nouveaux entrants dans l’entreprise

Dans la lignée des travaux menés sur les pratiques de recrutement des entreprises et sur les modes d’accès à l’embauche, ces travaux plus récents portent sur les pratiques de formation des entreprises à l’égard des salariés qu’elles viennent de recruter et aux parcours professionnels de ces derniers, au sein des entreprises et en dehors. La question principale est celle de l’articulation entre formation et recrutement. Ces deux termes de l’équation sont-ils pensés en complémentarité par les entreprises ou comme une alternative? Quelles sont les entreprises qui forment les salariés qu’elles recrutent ? La seconde question est celle de la trajectoire professionnelle des nouveaux entrants : la formation sécurise-t-elle  leur parcours ultérieur ?

Enquête mobilisée : Dispositif DEFIS du Céreq (2015-...)