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Enseignements

2025-2026 : Mission d’enseignement en qualité d’attachée temporaire d’enseignement et de recherche, Faculté des Humanités, Département Lettres Modernes, Université de Lille (192h TD).

2022-2025 : Mission d’enseignement en qualité de doctorante assistante (contrat doctoral), Faculté des Humanités, Département Lettres Modernes, Université de Lille (124h TD).

 

Lettres modernes, parcours « Lettres approfondies », « Enseignement secondaire » et « Académie ESJ » (L2 et L3) :

  • Littérature médiévale, Semestres 3, année universitaire 2025/2026 (24h TD).

L’objectif de ce cours a été d’initier les étudiants de licence 2 – débutant leur apprentissage de la langue
ancienne – à la littérature médiévale à partir du Chevalier de la charrette de Chrétien de Troyes. Œuvre commandée à l’auteur par Marie de Champagne, qui tenait à son modèle de fin’amant, Le Chevalier de la charrette raconte les aventures de Lancelot, chevalier mystérieux et parfait, amant de la reine Guenièvre, et qui deviendra sans doute le plus célèbre des chevaliers de la Table ronde. Après avoir étudié ensemble la méthode des exercices du commentaire de texte et de la dissertation sur œuvre, nous avons mis en perspective ces bases théoriques à partir de citations et d’extraits choisis. En parallèle de ces exercices pratiques, le cours propose une introduction à Chrétien de Troyes et à ses romans, et des notes de synthèses sur le cadre arthurien, la structure du récit du Chevalier de la charrette, la présence de l’auteur dans l’œuvre, la chevalerie et son idéologie, le merveilleux, l’amour et l’influence de la légende de Tristan et Iseult, etc.

  • Ancien français, Semestres 3 et 4, année universitaire 2025/2026 (72h TD).

Ce cours à destination des étudiants de licence 2 débutant en langue ancienne constitue une découverte de la langue médiévale, à travers l’étude d’éléments représentatifs de ses grandes catégories : (1) histoire externe de la langue, (2) morphologie, (3) syntaxe, (4) phonétique historique et (5) lexique. L’étude de la langue s’est également appuyée sur (6) l’exercice de traduction.

Le programme de ce cours prévoit d’abord (1) une introduction à l’histoire externe du français, puis (2) l’étude de la morphologie des substantifs, des adjectifs, des articles et des conjugaisons des temps verbaux tels que l’imparfait, les futurs, le passé simple et le présent. En ce qui concerne (3) la syntaxe, l’intérêt est porté sur l’étude de l’ordre de mots et de l’emploi des cas, du complément du nom, du pronom personnel, de que et de la négation.

Les étudiants ont été initiés à (4) la phonétique historique à travers l’accentuation latine, du bouleversement du système vocalique latin, de l’évolution des voyelles atones et consonnes finales et intervocaliques, et des diphtongaisons spontanées. Pour étudier le lexique, (5) nous nous sommes intéressés à des lexèmes qui ont connu une évolution singulière (parmi eux : cort, dame, cueur/corage, merveille, sire/seignor, cuidier, aorer, aventure, fol, viande/chair, chetif, duel, avis, glouton, detresse, loisir, sage, talent, fier, ostel, voie, danger, nourrir, souffrir).

Enfin, (6) la lecture de l’ancien français s’est exercée par la traduction des textes de genre et de périodes différentes : au semestre impair, les étudiants ont traduit une partie du roman Le Chevalier de la charrette de Chrétien de Troyes – texte parallèlement au programme du TD de Littérature médiévale –, tandis qu’au semestre pair, le corpus à l’étude était constitué d’extraits de textes de scriptae, de périodes et de genres différents. Parmi eux : Cligès de Chrétien de Troyes, lai du « Bisclavret » de Marie de France, la chanson de geste Raoul de Cambrai, le Roman d’Énéas, le fabliau « Du vilain de Baillueul » de Jean Bodel et la chantefable Aucassin et Nicolette.

  • Ancien français adapté, Semestres 4, année universitaire 2025/2026 (24h TD).

L’objectif de ce cours a été de poursuivre l’étude de l’histoire de la langue française amorcée au semestre 3, en se concentrant sur l’étude de la langue et de la civilisation médiévale par le biais de grands champs sémantiques de la période : la féodalité (seigneurs et vassaux, l’entourage du roi, le monde des paysans), la religion (croyances et lieux de culte, les personnages religieux), la ville et les campagnes, la famille, le corps, les vêtements, les couleurs, l’héraldique, etc.

L’étude du lexique a été au cœur de nos préoccupations. Nous nous sommes intéressés à des lexèmes qui ont connu une évolution singulière (parmi eux : aventure, fol, viande/chair, chetif, duel, avis, glouton, detresse, loisir, sage, talent, fier, ostel, voie, danger, nourrir, souffrir). Les étudiants ont été amenés à manipuler les dictionnaires de langue ancienne et moderne pour retracer l’histoire du lexique français.

La lecture de l’ancien français s’est exercée par la traduction des textes de scriptae, de périodes et de genres différents : Cligès de Chrétien de Troyes (XIIe siècle), le lai du « Bisclavret » de Marie de France (XIIe siècle), les chansons de geste La Chanson de Guillaume et Raoul de Cambrai (XIIe siècle), le Roman d’Énéas (XIIe siècle), le fabliau « Du vilain de Baillueul » de Jean Bodel (XIIe siècle), la chantefable Aucassin et Nicolette (XIIIe siècle), le Roman de la Rose de Guillaume de Loris (XIIIe siècle), le fabliau érotique « Du prestre qui abevete » (XIIIe siècle), le Roman de Mélusine de Jean d’Arras (XIVe siècle) et le Tristan en prose (XVe siècle).

  • Histoire générale de la langue française, Semestres 5, année universitaire 2025/2026 (24h TD).

Ce cours propose une histoire de la langue française depuis ses lointaines origines indo-européennes jusqu’au XVe siècle. L’objectif a été d’étudier la formation des langues romanes, l’évolution du latin parlé en Gaule, et plus particulièrement la naissance du français (les plus anciens textes) et son essor en premier lieu dans la littérature, son accès au statut de langue littéraire, puis ses premiers emplois juridiques et scientifiques.
À partir d’un corpus limité de textes représentatifs des différentes formes d’écriture des VIIIe, IXe, Xe, XIIe, XIIIe, XIVe et XVe siècles, littéraires et non-littéraires, nous avons aussi analysé les discours que tiennent certains auteurs sur leur écriture en langue française, leur perception de la langue française et les justifications qu’ils se sentent contraints d’apporter.
Parmi les textes au programme du cours : les Gloses de Reichenau, les Serments de Strasbourg, la Séquence de Sainte Eulalie, la Chanson de Roland, le Roman de Tristan, Moult me semont Amors que je m’envoise de Conon de Béthune, Aucassin et Nicolette, la chanson en langue d’oc Quan vei la lauseta mover de Bernard de Ventadour, Volez-vous que je vous chant (reverdie anonyme de trouvère), l’Ordonnance de Villers-Cotterêts (articles 110 et 110).

 

— Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation (MEEF), mention 2nd degré, parcours « Lettres Modernes » (M1 et M2) : 

  • Sémantique historique, Semestres 1 et 2, années universitaires 2022/2023 (22h TD) et 2023/2024 (22h TD), (Total : 44h TD).

Pour préparer les étudiants à la question de sémantique historique de l’épreuve écrite disciplinaire appliquée du Capes section Lettres Modernes, j’ai construit ce cours selon une approche de classe inversée. Nous avons d’abord abordé ensemble de manière théorique la méthode de l’exercice (« origine, formation et évolution des mots », puis « emploi en contexte »), puis la méthode de travail (construction de fiche de vocabulaire en autonomie à partir des ressources dictionnairiques et des manuels de lexicologie, exemplification à partir d’extraits de textes littéraires), pour enfin mettre en perspective cette base théorique à partir d’occurrences choisies dans un corpus que j’ai fourni aux étudiants (composé de deux ou trois textes par mot ou groupe de mots étudiés), en étant attentif à l’écart chronologique entre les textes du corpus, aux réseaux sémantiques, à la variabilité historique des sens, et à la polysémie des mots proposés.

Nous avons étudié des lexèmes qui ont connu une évolution singulière (parmi eux : aventure, chair/viande, chetif, confort, fol/idiot, hotel/maison/logis, joie, merci/pitié, point/pointe, vertu, vocabulaire de la vision), et les avons analysés en contexte dans un corpus diachronique (parmi les auteurs étudiés : Balzac, Camus, De Banville, Fénelon, Flaubert, Ionesco, La Fontaine, La Bruyère, Mauriac, Michaux, Molière, Sartre, Sorel, Zola).

 

— Lettres Modernes, parcours « Édition Numérique et Imprimée de Textes Littéraires » et autres parcours de Lettres (M1) :

  • Séminaire « Humanités numériques : Littérature et Informatique », Semestre 1, années universitaires 2022/2023 (7,5h TD), 2023/2024 (30h TD) et 2025/2026 (18h TD), (Total : 67,5h TD).

L’objectif de ce cours a été de comprendre les caractéristiques des humanités numériques pour la recherche littéraire, de saisir les enjeux de la collaboration interdisciplinaire, mais aussi de savoir utiliser les outils numériques et porter une réflexion critique sur ce qu’ils peuvent apporter aux besoins personnels de l’étudiant, par exemple dans le cadre du mémoire.

Pour ce séminaire, il s’est agi d’introduire la notion d’humanités numériques dans un cadre interdisciplinaire, d’observer les projets existants qui œuvrent pour l’essor de cette nouvelle discipline dans la recherche littéraire traditionnelle, et enfin, de développer une réflexion générale sur le statut de la littérature à l’ère du numérique (6 séances théoriques). Ces réflexions théoriques ont ensuite été mises en pratique lors de la manipulation d’outils numériques destinés explicitement aux littéraires pour l’analyse des œuvres et l’édition numérique, ou ceux prévus initialement pour les analyses statistiques ou linguistiques. Les étudiants ont notamment été initiés à la visualisation de données de la recherche (cartographies narratives, nuages de mots), au TAC et TAL (fouille de texte, stylométrie) et aux nouveaux outils de communication scientifique (billets de blogs, poster scientifique) (6 séances pratiques).

Les étudiants ont conçu et réalisé, par binôme ou trinôme, un projet de recherche sur un sujet de leur choix, mais qui, d’une manière ou d’une autre, se situe dans le domaine des humanités numériques littéraires ou s’intéresse à la littérature et à l’édition numérique. Parmi les types de sujets traités : analyse critique d’un des outils d’analyse présentés en cours, comparaison de plusieurs outils aux fonctionnalités semblables, description et analyse d’une œuvre nativement numérique, conception (préliminaire) d’un projet d’édition numérique savante avec un apparat critique qui profite des avantages du format numérique, analyse littéraire appuyée sur les outils numériques.

  • Séminaire d’Édition numérique, Semestre 2, années universitaires 2022/2023 (15h TD), 2023/2024 (12,5h TD) 2024/2025 (15h TD) et 2025/2026 (18h TD), (Total : 60,5h TD).

L’objectif de ce séminaire a été dans un premier temps de réfléchir, à partir d’extraits choisis de sources textuelles médiévales, aux apports du numérique sur les pratiques éditoriales. Ensuite, il s’est agi de trouver, à partir de transcriptions de textes médiévaux, des solutions d’encodage permettant de développer des projets d’analyse, d’exploitation et de diffusion adaptés aux besoins spécifiques de l’éditeur de textes. La seconde partie du séminaire a été consacrée en particulier au développement technique au format web d’un extrait de manuscrit médiéval, à partir des solutions d’encodage que propose la TEI. C’est ce pan technique du séminaire qui m’a été confié.

Ce cours, conçu comme une sensibilisation à la philologie numérique, m’a donné l’occasion de mettre en perspective mes recherches et de mobiliser mes acquis en construisant un protocole éditorial adapté aux objectifs de la maquette pédagogique. J’ai organisé les séances en faisant en sorte d’évoluer progressivement dans le développement de l’édition numérique. Pour cela, les étudiants ont suivi, par binôme, un protocole éditorial en plusieurs étapes, à savoir : (1) stylage de la transcription au format texte pour l’enrichir, la structurer et l’annoter à partir d’un modèle fourni ; (2) passage au format XML-TEI grâce aux expressions régulières (RegEx) ; (3a) construction d’une maquette HTML destinée à accueillir nos données ; (3b) passage au format HTML au moyen de feuilles de styles XSLT.