Stephane Benoist

professeur des universités - Histoire romaine, fin de l’époque républicaine-époque impériale (Ier s. av.-IVe s. ap. J.-C.)
CNU : SECTION 21 - HISTOIRE, CIVILISATION, ARCHÉOLOGIE ET ART DES MONDES ANCIENS ET MÉDIÉVAUX
Campus Pont de Bois, Ouest, bâtiment E, 1er étage, bureau de la direction d'HALMA
Sur rendez-vous uniquement
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Stephane Benoist

professeur des universités - Histoire romaine, fin de l’époque républicaine-époque impériale (Ier s. av.-IVe s. ap. J.-C.)

Axes de recherche

« Formes, pratiques et représentations du pouvoir impérial à Rome et dans le monde romain (Ier siècle avant notre ère – IVe siècle de notre ère) »

La construction progressive d’un discours d’éloge du prince, de la mise en place du principat augustéen au ive siècle de notre ère, témoigne des enjeux institutionnels et cérémoniels de l’identification du nouveau régime politique impérial. Philosophie politique, rhétorique gréco-latine et pratiques cérémonielles visent à assurer au princeps paré de toutes les vertus une légitimité en tant que titulaire de la charge impériale. La prise en considération de ce processus aux multiples dimensions, dans le temps et l’espace d’une histoire romaine s’identifiant au territoire impérial, est à même de donner une nouvelle pertinence par une approche réactualisée de la res publica. Cette notion-clé, au cœur des ressorts idéologiques et de la communication politique, offre à l’observateur contemporain de cet empire sans équivalent des leçons à méditer.

Programmes de recherche collectifs

—VAM — Les victimes de l’abolitio memoriae

Ce que l’on a longtemps nommé « damnatio memoriae » correspond à une procédure juridique de condamnation d’un individu (damnatus), conduisant à l’effacement de sa mémoire (abolitio memoriae). Cette pratique est attestée dans l’empire romain, de la fin de la République à l’antiquité tardive (iie siècle avant J.-C.-ive siècle après J.-C.).

Les victimes de l’abolitio memoriae furent principalement les empereurs et les membres de leurs familles, mais également les fonctionnaires impériaux, les notables des cités…

On peut identifier les modalités d’application de ce processus au travers de multiples sources : récits littéraires, inscriptions martelées, papyrus grattés, monnaies poinçonnées, portraits transformés ou effacés, et monuments abattus ou relégués.

HALMA (Lille) : Stéphane Benoist, Christine Hoët-van Cauwenberghe ; ARTEHIS (Bourgogne) : Sabine Lefebvre ; CREHS (Artois) : Anne Daguet-Gagey ; Chypre : Maria Kantiréa ; Fribourg (Suisse) : Cédric Brelaz.

— Le projet Monumenta porte sur la mise en scène dans l’espace impérial – dans les cités, sur les uiae de l’empire, dans les camps et les sanctuaires… – de la memoria en partant des aspects étudiés à propos de la mémoire avertie, condamnée et réhabilitée. Il s’agit notamment d’étudier les modalités de prise de décision, de diffusion et d’expression dans l’empire romain des mesures de condamnation de mémoire, ce qui revient à poser le problème du statut de l’écrit et de l’image dans les cités du monde romain impérial. Les travaux des historiens de l’art, les recherches archéologiques, mais aussi les apports de l’anthropologie permettent d’appréhender les phénomènes sous des angles variés.

HALMA (Lille) : Stéphane Benoist, Christine Hoët-van Cauwenberghe ; AnHiMA (Paris) :  Sylvia Estienne, Jean-Pierre Guilhembet, Raphaëlle Laignoux ; ARTEHIS (Bourgogne) : Sabine Lefebvre ; CREHS (Artois) : Anne Daguet-Gagey.