Le développement des stratégies thérapeutiques s’appuyant sur les propriétés plastiques du système nerveux et du muscle ne peut se faire sans une bonne connaissance des effets de l’hypoactivité sur le système sensorimoteur, et sans une vision intégrée du déficit moteur. C’est pourquoi j’essaie de mettre en évidence les transformations structurales et fonctionnelles du système nerveux sensorimoteur dans diverses situations de perturbation sensorimotrice chez l’adulte, et de faire le lien avec les altérations de la fonction motrice.

En outre, je mène une étude sur la paralysie cérébrale (PC), ou infirmité motrice cérébrale, qui est la 1ère cause d’incapacité physique chez les enfants. Elle est fortement favorisée par une grande prématurité ou un fort retard de croissance à la naissance. Dans la grande majorité des cas, les patients atteints de PC présentent une hypertonicité des muscles et une exagération des réflexes, que l’on appelle spasticité. Le projet vise à déterminer les causes de la spasticité. Il vise également à remédier à la spasticité en recherchant des traitements qui permettront rétablir l’excitabilité normale des motoneurones et de prévenir les transformations musculaires associées. (Projet développé en collaboration avec JO Coq, avec l’Institut des Neurosciences de la Timone, Marseille).