Gilbert Magnus

maître de conférences - Langue Grammaire Linguistique Traduction
CNU : SECTION 12 - LANGUES ET LITTERATURES GERMANIQUES ET SCANDINAVES
B5.222 (Campus Pont de Bois)
sur rendez-vous

Gilbert Magnus

maître de conférences - Langue Grammaire Linguistique Traduction

Axes de recherche


Activités de recherche

1.  Présentation synthétique des thématiques de recherche :

 

Membre de sept. 1998 à sept. 2010 de l’EA SELOEN, Sémantique, Logique, Énonciation (EA 2455, puis JE 2498) de Lille 3 et, depuis mai 2010, membre associé du CELTA (Centre de Linguistique théorique et appliquée), Université Paris-Sorbonne (Paris IV)

Actuellement, et ce depuis sa création en octobre 2014, membre du CeLiSo (Centre de Linguistique en Sorbonne, EA 7332), Sorbonne Université.

  • Fréquentation régulière du séminaire de master du Prof. Martine Dalmas et présentation de trois exposés :

  en décembre 2003, exposé sur la parenthèse

en janvier 2009, exposé sur l’anaphore et la deixis dans les travaux de Georges Kleiber

en décembre 2012, exposé sur l’ironie et la polyphonie dans les travaux d’Oswald Ducrot

  • Membre également du « Club Corpus » du CeLiSo qui rassemble des enseignants-chercheurs et des doctorants du CeLiSo et d’ailleurs intéressés par la linguistique de corpus. Familiarisation dans ce cadre-là avec des outils tels que TXM, Sketch Engine, AntConc, des logiciels qui servent à exploiter des corpus étendus.

 

Mes principales thématiques de recherche sont :

 

les particules de l’allemand contemporain. Ma thèse de doctorat a porté sur les connecteurs de l’allemand et j’ai toujours été fasciné par l’ensemble des « mots de la communication » de l’allemand.

 

Publication en 2000 de la thèse de doctorat Le fonctionnement des particules dans le discours en allemand moderne aux Presses du Septentrion, Lille (publication en l’état de l’exemplaire de soutenance)

 

Cette étude, qui se situe dans le courant de la linguistique du discours et de la perspective énonciative et qui allie les recherches anglo-saxonnes, germaniques et françaises, se présente sous forme d’un volume totalisant 484 pages, dont une bibliographie de 126 titres. Le corps du travail s’étend sur 340 pages, le reste étant principalement occupé par le corpus des exemples ayant fourni la matière première, corpus de quelque 800 extraits assez larges tirés d’ouvrages renvoyant à divers genres de discours : fiction narrative, théâtre, ouvrages scientifiques, presse, philosophie, poésie, etc., et secondairement par deux index consacrés l’un aux auteurs cités, l’autre aux particules évoquées.     

Notre propos est l'étude des particules de discours ou « ligateurs » (alld. Satzverknüpfer) ou encore connecteurs, c’est-à-dire d’éléments à fonction textuelle qui marquent le lien entre deux ou plusieurs énoncés et contribuent ainsi à instaurer une cohésion et une cohérence textuelle, que nous dénommons « congruence sémantique ». Nous relevons l’existence de liens logiques (coordonnants und, oder, denn...), anaphoriques vs cataphoriques (reprise d'une information antérieure vs annonce d’une information postérieure : daran, demgegenüber, deshalb...), argumentatifs (orientation du discours vers une conclusion positive ou négative : allerdings, immerhin, jedenfalls...), enfin, les liens établis par les « modalisateurs de réalité » (eigentlich, tatsächlich, wirklich...). Les méthodes utilisées sont celles de la logique naturelle, de la linguistique énonciative et textuelle.

L’étude proprement dite est répartie en trois volets : le premier est consacré à la typologie des particules de discours (60 pages), le deuxième à une typologie des agencements des unités textuelles (présentation des types de séquences textuelles : type narratif, descriptif, argumentatif, explicatif, dialogal, lyrique, et fonctionnement des particules de discours au sein de chacun des types énumérés, près de 90 pages), le troisième à la fonction et à l’organisation des particules de discours (étude « fine » des principales particules, plus de 80 pages).

 

la modalité et la modalisation en allemand

la parenthèse et les phénomènes de rupture dans l’énoncé verbal de l’allemand

la cohésion et la cohérence textuelle et, d’une manière générale, la linguistique textuelle et l’étude des genres textuels (recension, glose, rapport, etc.)

Enfin, plus récemment, la linguistique de corpus et tout ce qui a trait à l’évolution de la langue allemande (Sprachwandel ; cf. les deux dernières publications de la liste restreinte ci-dessous).

 

2.  Publications : présentation, en quelques lignes, des 5 publications jugées les plus significatives (liste complète en annexe)

 

(2003b) : « Aperçu sur les modalités en allemand ». In : Revue belge de philologie et d’histoire 81, fascicule 3 : Langues et littératures modernes, 791-796.

 

(2004) : « Les parenthèses en allemand : rupture ou continuité ? ». In : Pierre Cotte / Martine Dalmas / Hélène Wlodarczyk (éds.), Énoncer : L’ordre informatif dans les langues. Paris : L’Harmattan [= Sémantiques], 229-241.

 

(2008) : Macris-Ehrhard, Anne-Françoise / Krumrey, Evelin / Magnus, Gilbert (Hrsg.). Temporal­semantik und Textkohärenz. Zur Versprachlichung zeitlicher Kategorien im heutigen Deutsch. Tübingen : Stauffenburg [= Eurogermanistik 27], 234 pages.

 

(2016a) : Van Praet, Pascale / Magnus, Gilbert. « Geographic variation in a non-canonical infinitive structure with the modal verb brauchen ». In : Thierry Ruchot and Pascale Van Praet, Atypical predicate-argument relations. Amsterdam/Philadelphia : John Benjamins [= Lingvisticæ Investigationes 33), 243-264.

 

(à paraître) Schaeffer-Lacroix, Eva / Magnus, Gilbert / Grass, Thierry. « Usages variés de l’outil d’exploration de corpus TXM dans le contexte de l’allemand ». Article issu d’une communication faite au 50e Congrès de l’AGES « Machines », Nantes 8-10 juin 2017 (36 838 signes).

 

3.  Diffusion et rayonnement

 

Organisation de colloques, conférences, journées d’étude

 

Membre du comité d’organisation et de publication du colloque des germalinguistes 2007 (« L’expression du temps – hors formes verbales – en allemand contemporain », « Temporalität in der deutschen Gegenwartssprache », Université Lille 3, 23-24 novembre 2007), cette question ayant été mise au programme de l’option linguistique de l’agrégation externe d’allemand. Des germalinguistes français et européens sont invités tous les ans à ce colloque, et ce en fonction de la question mise au programme du concours pour deux ans ou de la question choisie hors programme du concours (un an sur deux). Les actes du colloque ont été publiés en décembre 2008 chez Stauffenburg, Tübingen dans la collection ‘Eurogermanistik’.

Co-organisation début novembre 2016 avec Anne-Françoise Ehrhard-Macris d’un second symposium de germalinguistes consacré à la « fonction commentative », une thématique libre non liée à la question mise au programme de l’agrégation externe d’allemand. Le symposium s’est tenu à l’Université de Lille et a été co-financé par le CeLiSo (EA 7332) de Sorbonne Université et STL (UMR 8163) de l’Université de Lille. La publication chez Stauffenburg des actes du colloque est en cours en préparation.