Maître de conférences à l'université de Lille - SHS depuis 2015, mes recherches visent à penser ensemble déconstruction du travail statistique et analyse de ses usages (ou non-usages) politiques, économiques, financiers, administratifs, savants, etc. sans renoncer à considérer le matériau quantitatif comme une source pertinente pour les sciences sociales.

Dans la thèse que j'ai soutenue en 2013, Trop de fonctionnaires ? Contribution à une histoire de l’État par ses effectifs (France, 1850-1950), j'ai ainsi mobilisé une analyse simultanée du processus de fabrication du nombre des fonctionnaires, de son usage par les contemporains et de l’élaboration d’une politique de la fonction publique. Une telle démarche vise à proposer une relecture du processus de développement administratif au prisme de l’évolution du nombre des serviteurs de l’État, tout en interrogeant la pertinence d’une application de la notion de "gouvernement par les nombres" à la question des effectifs de l’État.