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Je suis post-doctorant dans l'équipe Lille Psychiatrie, Subjectivité & Inférence (LillePSI, U-1172) depuis janvier 2026 pour 1 an et demi.

Mes travaux de recherches se partagent en deux projets :

Des travaux récents en psychiatrie computationnelle se sont appuyés sur la théorie selon laquelle un déséquilibre du rapport excitateur-inhibiteur (E/I) serait lié à des symptômes psychotiques tels que les délires et les hallucinations dans la schizophrénie. S'appuyant sur le cadre bayésien, qui modélise les circuits neuronaux du cerveau comme des systèmes graphiques probabilistes hiérarchiques, cette théorie suggère que de subtils changements dans le rapport E/I peuvent entraîner une propagation circulaire des croyances, également appelée inférence circulaire (CI). Dans ce processus, la réverbération de l'information est considérée comme une forme pathologique de l'algorithme de transmission de messages, dans laquelle les croyances a priori sont interprétées à tort comme des observations sensorielles et vice versa.

Si la validation informatique initiale, réalisée à partir des données d'IRM de diffusion (dMRI) provenant de sujets sains dans le cadre du Human Connectome Project, a fourni des résultats de base, la schizophrénie se caractérise par des altérations structurelles du cerveau, ce qui nécessite une validation auprès de populations cliniques. Des connectomes structurels à l'échelle du cerveau ont été reconstitués à partir d'une vaste cohorte de patients souffrant d'hallucinations auditives verbales (AVH) aiguës. Les résultats préliminaires obtenus en appliquant la CI au graphe dérivé de ces connectomes indiquent une accumulation de croyances, considérée comme un indicateur de l'activité cérébrale, dans les régions associées aux AVH. Il a été émis l'hypothèse que cela serait lié à la confiance excessive des patients dans leurs croyances aberrantes. Bien que ces analyses fournissent des preuves initiales à l'appui de ce modèle, un affinement supplémentaire est nécessaire pour intégrer pleinement les propriétés de l'IRMf collectées et faire progresser notre compréhension des mécanismes neurologiques sous-jacents à ces symptômes.