Sullivan Fontesse

Ingénieur de recherche - Psychologie de la santé et oncologie, troubles de l'humeur
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Sullivan Fontesse

Ingénieur de recherche - Psychologie de la santé et oncologie, troubles de l'humeur

Présentation

Dernières actualités

Conscient que la recherche a le potentiel de profondément transformer la façon dont les patients sont traités pendant et après leur traitement, mes intérêts comprennent tous les domaines de recherche permettant de mieux comprendre le vécu des patients en vue de l’améliorer. Je travaille donc actuellement sur le rôle de l’anxiété et de la dépression dans les complications post-chirurgicales et dans la mortalité des patients avec un cancer œsogastrique. Ce projet est financé par l’Institut National du Cancer (INCA) et coordonné par Dr. D. Grynberg et Pr. G. Piessen. Le premier but de ce projet est de mieux comprendre l’implication de l’anxiété et de la dépression en tant que potentiels facteurs de risque de morbidité/mortalité post-opératoires. Le second objectif est d’investiguer si des marqueurs physiologiques et immunologiques permettent d’expliquer les effets potentiels de l’anxiété et de la dépression sur l’apparition de complications. In fine, les résultats de ces recherches devraient permettre une meilleure prise en charge des patients, ce qui a le potentiel d’améliorer leur survie après une opération d’un cancer œsogastrique.

Un autre domaine d’intérêt pour moi est la façon dont les patients avec un trouble psychiatrique sont perçus et traités par autrui. Mes travaux se sont focalisés sur les patients avec un trouble d’usage d’alcool car ils sont particulièrement stigmatisés et rejetés par la population générale. Lors de ma thèse de doctorat à l’UCLouvain (promue par Pr. P. Maurage), nous nous sommes intéressés à la perception de ces patients d’être déshumanisés, c’est-à-dire perçus comme moins qu’humain par autrui. Les résultats de nos études indiquent que les patients avec un trouble sévère de l’usage d’alcool sont conscients d’être déshumanisés par autrui et que cette perception a bien des effets différentiés de la stigmatisation, c’est-à-dire la teinte négative qui entache l’image de ce groupe. De plus, la perception d’être déshumanisé par autrui est liée à plus d’émotions négatives, une plus faible estime de soi et un plus grand recours à des stratégies de coping dysfonctionnelles dont la consommation d’alcool ; tous ces facteurs étant impliqués dans l’apparition du trouble de l’usage d’alcool et dans la rechute des patients. Cette perception d’être déshumanisé par autrui pourrait donc être un facteur de risque pour l’apparition et la maintenance du trouble de l’usage d’alcool, une proposition qui devra être vérifiée dans de prochaines recherches longitudinales.