Projets de recherche franco-brésiliens

 

  • Projet « Wealth through Sharing in Minas Gerais (Brazil) and Nord-Pas de Calais (France) » (2016-2018)

 

Coordination générale : Pauline BOSREDON

Co-responsables scientifiques : Pauline BOSREDON, Frédéric DUMONT (TVES, Univ. de Lille), Alexandre DINIZ (PUC-Minas, Brésil).

Financement : 250 000 € (Région Hauts de France, FAPEMIG).

 

Le projet de recherche franco-brésilien « Wealth Through Sharing in Minas Gerais and Nord-Pas de Calais (Richesses en partage dans le Minas Gerais et le Nord-Pas de Calais / Riquezas Compartilhadas em Minas Gerais e Nord-Pas de Calais) » constitue un programme pluridisciplinaire qui associe les compétences de chercheurs des différents champs des sciences humaines et sociales (géographie, urbanisme, sociologie, architecture, économie, psychologie, sciences politiques). « Richesses en partage » vise à élaborer un diagnostic territorial de diverses formes de richesses dans le Nord-Pas de Calais et dans le Minas Gerais, ainsi qu’une analyse des modalités de leur partage au sein des populations de ces territoires, centrée sur certaines expériences de distribution de ces richesses.

Ma recherche au sein de ce programme s’est inscrite dans l’axe portant sur les richesses hu­maines, sociales et culturelles et s’est intéressée à la culture, interrogeant ses lieux, son (non-)accès, son (non-)partage et son possible rôle réparateur des inégalités dans les métropoles de Lille et de Belo Horizonte. L’enjeu de la culture comme forme de richesse accaparée ou partagée est posée dans le contexte contemporain de métropolisation et de concurrence accrue entre les villes qui connaissent de profondes métamorphoses de leurs espaces – en particulier les espaces centraux (ré)investis de valeurs tant symboliques qu’économiques – et de leurs sociétés. Le rôle des associations et des mobilisations de la société civile pour un accès plus démocratique à la culture sont également interrogés, en France comme au Brésil. 

 

  • Projet ARCUS « Santé, Territoires - Dynamiques durables  (Nord-Pas de Calais, Minas Gerais – Brésil » (2012-2015)

Coordination générale de l'axe "Territoires" : Pauline BOSREDON, TVES, Université de Lille et Marco CROCCO, Cedeplar, Université Fédérale du Minas Gerais (Brésil).

Financement : 400 000 € pour l’équipe française, dont 220 000 € pour l’axe « Territoires » (Ministère des Affaires étrangères, Région Nord-Pas de Calais).

Le programme ARCUS (Action Régionale de Coopération Universitaire et Scientifique) est un programme de coopération scientifique qui mêle les aspects recherche et formation. Il a été financé à parts égales par le Ministère des Affaires Etrangères et par deux régions partenaires : la région Nord-Pas de Calais en France et l’État du Minas Gerais au Brésil.

 

L’axe « Territoires » a associé des géographes, des urbanistes, des sociologues, des psychologues, des géochimistes, des écologues, ainsi que des juristes. Ma recherche au sein de l’axe « Territoires » s’est focalisée sur Belo Horizonte, une ville aux fortes disparités socio-spatiales. L’achèvement fin 2010 d’un master plan de la région métropolitaine de BH a mis en avant le souci de faciliter pour toutes les couches de la population l’accès aux ressources et aux opportunités de la ville (services, espaces publics, équipements) suivant le principe d’« urbanidade » (citadinité). Le diagnostic soulignait également des espaces publics appropriés de façon inégalitaire, dont les populations les plus pauvres sont exclues. À la suite de ce constat, on s’est interrogé sur les actions mises en œuvre par les différents acteurs (publics et privés) sur les territoires urbains pour en « démocratiser » les espaces publics. Et notamment, on a questionné la place de culture et de la créativité artistique dans l’ambition affichée de rendre leur citadinité à tous les habitants de Belo Horizonte et de faciliter leur accès à la ville.

Projets de recherche franco-palestiniens

  • Projet Européen ENI/2017/390-692 (2018-2020) : « Promouvoir la citoyenneté et la cohésion sociale en Palestine. Le Masar Ibrahim (Sentier d’Abraham) comme vecteur de l’identité et de la citoyenneté palestinienne »

Project Partners : AFRAT (Association pour la formation des ruraux aux activités du tourisme), Bethlehem University, PCR (Palestinian Center for Rapprochement between People), Tétraktys (Association de coopération pour le développement local des espaces naturels).

Research Team : [en France] Jacques BAROU (Tétraktys) ; Pauline BOSREDON (TVES, Univ. de Lille) ; Manoël PENICAUD (IDEMEC) ; Najla NAKHLE-CERRUTI (IFPO) ; Kevin TREHUEDIC (CRHEC / IFPO) ; [en Palestine] Zahraa ZAWAWI (An-Najah National University) ; Nazmi Amin JUBEH (Birzeit University) ; Jamil KHADER (Bethlehem University) ; OMar Abed RABO (Bethlehem University).

Financement : 1 250 597 € dont 80% de fonds européens.

Durée du projet : 30 mois (01/2018-06/2020)

Les objectifs du programme sont : 1/ d’améliorer la connaissance du patrimoine (tangible, intangible, culturel, historique…) le long du Masar ; 2/ de renforcer la gouvernance locale et les acteurs locaux pour une meilleure préservation et promotion du patrimoine ; 3/ de sensibiliser à la diversité culturelle et de contribuer à la définition d’une identité culturelle palestinienne. Le comité des sages dont je fais partie est en charge de la définition de six thèmes à expertiser, pertinents par rapport aux objectifs du programme.

  • PHC Al Maqdisi France/Palestine (2014-2016) : « CULTURBA-TPO (Culture et recomposition des espaces urbains - Territoires palestiniens occupés, France) »

Coordinateurs du projet : Pauline BOSREDON (TVES, Univ. de Lille) et Ali ABDELHAMID (URPU, Univ. An-Najah, TPO).

Equipe de recherche : Marie-Thérèse GREGORIS et Anissa HABANE (TVES, Univ. de Lille) ; Sophie GRAVEREAU (TVES, Univ. du Littoral Côte d’Opale) ; Fida YASEEN, Eehab HIJAZI, et Emad Dawwas (URPU, Univ. An-Najah, TPO).

Financement : 20 000 € (Ministère des Affaires étrangères et ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche français et palestinien).

  • MESHS Lille-Nord de France « Aide à l’émergence de projets » (2013-2014) : « CULTURBA (Culture et recomposition des espaces urbains - Territoires palestiniens occupés, France, Maroc) »

Coordinatrice du projet : Pauline BOSREDON (TVES, Université de Lille).

Equipe de recherche : Marie-Thérèse GREGORIS et Anissa HABANE (TVES, Univ. de Lille) ; Sophie GRAVEREAU (TVES, Univ. du Littoral Côte d’Opale).

Partenaires : Ali ABDELHAMID, Fida YASEEN et Eehab HIJAZI (URPU, Univ. An-Najah, TPO).

Financement : 6 000 € (MESHS Lille-Nord de France).

  • MISTRALS/SocMed (2012-2013) : « RUMCA (Renouvellement Urbain et Milieux Culturels et Artistiques dans les Territoires Palestiniens Occupés) »

Coordinatrice du projet : Pauline BOSREDON, TVES, Université de Lille.

Equipe de recherche : Marie-Thérèse GREGORIS et Anissa HABANE (TVES, Univ. de Lille) ; Sophie GRAVEREAU (TVES, Univ. du Littoral Côte d’Opale) ; Ali ABDELHAMID, Fida YASEEN et Eehab HIJAZI (URPU, Univ. An-Najah, TPO) ; Ahmad ABU HAMMAD (Univ. de Birzeit, TPO).

Financement : 14 000 € (CNRS/IRD + Ville de Lille).

  • BQR université Lille 1 (2012) : « Requalification des centres urbains et populations vulnérables – Regards croisés sur des villes éthiopiennes et palestiniennes. Exemples de Harar (Éthiopie), Hébron et Naplouse (Territoires Palestiniens Occupés) »

Coordinatrice du projet : Pauline BOSREDON, TVES, Université de Lille.

Equipe de recherche : Marie-Thérèse GREGORIS et Anissa HABANE (TVES, Univ. de Lille).

Financement : 7 000 € (Université de Lille + Ville de Lille).

La recherche menée depuis 2012 sur les villes palestiniennes est une collaboration scientifique entre plusieurs chercheur.se.s du laboratoire TVES (dont Anissa Habane dont j’ai co-encadré la thèse de doctorat) et de l’Université An-Najah à Naplouse.

Son fil directeur est la requalification des espaces centraux des villes palestiniennes. Les espaces urbains mis ici en perspective jouent, chacun à leur manière, un  rôle politique et spatial structurant. Les villes – en particulier leurs centres – apparaissent en effet comme des espaces cruciaux dans le contexte de la construction d’un Etat palestinien, en gestation depuis les Accords d’Oslo (1993). Dans le cadre des villes choisies comme terrains de cette recherche (Naplouse, Hébron, Ramallah, Bethléem), caractérisées au moins pour trois d’entre elles par la richesse de leurs héritages, nous interrogeons les effets des opérations de réhabilitation et de renouvellement des centres sur les populations vulnérables. Le premier objectif de la recherche est donc d’apprécier les nouvelles valeurs associées aux centres anciens dans les processus de requalification et, pour cela, de s’intéresser aux outils (de planification, de protection et de valorisation patrimoniale), aux projets et à l’impact de ces projets sur l’existant dans sa dimension spatiale et sociale. Le second objectif est une analyse des jeux d’acteurs à l’œuvre dans ces processus et la place des habitants des centres (rôle, action, parcours) au sein de ces jeux. Le contexte de l’espace palestinien étant celui de la contrainte et de l’incertitude (occupation militaire, conflit territorial), nous interrogeons la vulnérabilité sociale et urbaine de populations dont les conditions de vie peuvent être dégradées par la transformation de ces espaces centraux. Nous souhaitons donc questionner leur capacité à agir sur leur cadre de vie, c’est-à-dire leur marge de manœuvre en termes de négociation et de mise en œuvre de stratégies propres.

Le second axe de cette recherche porte sur le rôle des lieux et milieux culturels dans les processus de renouvellement urbain dans les villes palestiniennes. Nous observons en effet aujourd’hui l’expression d’un intérêt de plus en plus marqué de la sphère politique dans le champ culturel, alors que ces initiatives étaient jusqu’à présent portées par la société civile. Cet intérêt du politique est étroitement lié au renouvellement urbain dans les TPO dans la mesure où les lieux et les initiatives culturels comportent des enjeux urbanistiques et sociaux forts dans un contexte où l’on assiste à l’émergence des centres urbains en tant qu’espaces valorisables, porteurs de valeurs symboliques (histoire, identité) et matérielles (lorsque leur requalification renvoie par exemple à l’urgence de réoccuper des espaces délaissés). Trois grands ensembles de question se dégagent ici : Les équipements culturels sont-ils des moteurs de développement social et économique et participent-ils à la transformation de la forme urbaine et du cadre de vie des territoires ? Le milieu culturel et artistique local participe t-il au changement d’image de la ville palestinienne, à la création de lien social, de « vie » dans des quartiers anciens pour certains délaissés ? Quels liens peuvent-ils enfin être identifiés entre les acteurs culturels et urbanistiques dans le renouvellement des territoires ?

 

Europe / Métropole lilloise

  • Réseau Jean Monnet (2018-2021) : Capitales Européennes de la Culture et Cohésion Urbaine Transfrontalière (CECCUT)

Coordination : Luxembourg Institute of Socio-Economic Research, Université Catholique de Louvain (faculté ESPO-ISPOLE) et Université de Timisoara (faculté des sciences politiques)

 

Financement : Programme européen Erasmus +

 

L’objectif du réseau pluridisciplinaire « CECCUT » est d'analyser l’initiative Capitale européenne de la culture en tant que levier de la cohésion urbaine dans les espaces transfrontaliers de l’UE. Un focus sera réalisé sur trois thématiques centrales mises en avant par le Parlement européen et le Conseil de l’Union Européenne concernant les Capitales européennes de la culture programmées pour la période 2020-2033 : 

  1. Renforcer le sentiment d’appartenance à un espace culturel commun : quid d’un sentiment d’appartenance transfrontalier à soutenir ?
  2. Favoriser l’inclusion sociale par la culture avec une attention particulière portée aux jeunes et aux groupes marginalisés : quid de l’Europe de l’inclusion sociale par la culture dans un contexte transfrontalier et notamment l’inclusion de la jeunesse, des européens fragilisés et des migrants extra-communautaires souvent bloqués en zone frontalière ?
  3. Promouvoir les relations entre les secteurs culturels et créatifs avec ceux du développement urbain : quid du développement urbain transfrontalier par la programmation culturelle alors que la frontière peut induire une série de différentiels ?

 

  • POPSU2 Lille (Plate-forme d’Observation des Projets et Stratégies Urbaines, 2011-2013) :  « Vivre ensemble dans l’espace métropolitain : créativité, nouveaux liens, nouveaux territoires »

Coordination : Didier PARIS (TVES, Univ. de Lille) et Dominique MONS (ENSAPL)

Financement : PUCA / GIP EPAU.

Axe "Les nouveaux territoires de la création culturelle : lieux, acteurs et artistes dans la dynamique de l’espace métropolitain et la consolidation de la société de la connaissance". 

Dans les villes héritières du modèle de développement industriel, à l’instar de Lille, la créativité dans les domaines artistiques peut s’appuyer sur un ancrage dans le territoire autour de hauts lieux qui renvoient à la notion de patrimoine, sa désignation, son appropriation, son usage et sa mise en valeur, voire son détournement. De nombreuses friches industrielles ont en effet été réaffectées à des projets artistiques et culturels dans la métropole lilloise, notamment depuis Lille 2004. Dans ces expériences, on observe l’association de lieux de mémoire (se référant à la conservation et à l’histoire commune) et de lieux de création (renvoyant au contemporain, à l’inédit et au renouveau) : un lien établi entre mémoire et créativité qui permet d’interroger le passé et l’avenir du par les formes artistiques. Dans ce projet de recherche, on s’est interrogé, au-delà du réinvestissement d’un bâti historique à forte charge mémoriale, sur la façon dont la culture et les pratiques artistiques contribuent, en faisant de la ville leur théâtre, à transformer les espaces urbains.