Collectif Rosa Bonheur

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Publications

Ouvrage

Collectif Rosa Bonheur, La Ville vue d'en bas. Travail et production de l'espace populaire, Editions Amsterdam, Paris, 2019

http://www.editionsamsterdam.fr/la-ville-vue-den-bas/

Présentation de l’éditeur :

Les processus de désindustrialisation massifs à l’oeuvre depuis les années 1970 ont progressivement conduit à l’effacement de la ville ouvrière en même temps qu’elles ont entraîné la relégation de sa population aux marges du salariat. Comment continuer de vivre et de subvenir à ses besoins dans ce contexte ? Que font ces gens dont on dit qu’ils ne font rien ? Et quel type d’organisation sociale correspond au développement de l’économie de subsistance, informelle, qui s’impose aux habitants de ces espaces ? Fruit d’une enquête collective menée dans la ville de Roubaix, cet ouvrage montre que contrairement à ce que suggère une rhétorique de la désaffiliation associée au vocabulaire du « ghetto » ou certaines critiques se focalisant sur la notion de « communautarisme », le caractère de centralité de ces territoires n’a pas disparu pour les personnes qui y vivent.

D’économique, la centralité des villes de tradition industrielle est en effet devenue populaire : ces espaces partiellement autonomisés du salariat et des systèmes sociaux dominants cumulent des fonctions d’accès au logement, à l’activité, aux ressources de santé et d’éducation qui atténuent la dépendance de leurs occupants aux logiques du marché. Les fonctions d’intégration sociale autrefois dévolues à l’usine se voient ainsi transférées à l’habitat et à la ville, tandis que le travail de subsistance façonne et transforme en profondeur l’espace en même temps que les systèmes de valeurs, les hiérarchies et les interactions sociales qu’il accueille, d’une manière telle que ces dynamiques entrent tôt ou tard en conflit avec les normes des classes dominantes qui pensent et conçoivent la ville aujourd’hui.

Articles

  • 2018, Collectif Rosa Bonheur, « La mécanique de rue », Métropolitiques, www.metropolitiques.eu/La-mecanique-a-ciel-ouvert.html
  • 2017, Collectif Rosa Bonheur, « La mecánica de calle. Configuraciones sociales y espaciales de un empleo informal », Sociologia del Trabajo, 91, p. 44-65.
  • 2017, Collectif Rosa Bonheur, « Des “inactives” très productives. Le travail de subsistance des femmes de classe populaire », Tracés, 2017, n°32,.https://traces.revues.org/
  • 2017, Collectif Rosa Bonheur, « Les garages à ciel ouvert : configurations sociales et spatiales d’un travail informel », Actes de la recherche en sciences sociales, n°216-217, p. 80-103. www.cairn.info/revue-actes-de-la-recherche-en-sciences-sociales-2017-1-page-80.htm
  • 2016, Collectif Rosa Bonheur, « Centralité populaire : un concept pour comprendre pratiques et territorialités des classes populaires d’une ville périphérique », Sociologies, mise en ligne le 16 juin 2016. [https://sociologies.revues.org/5534]
  • 2013, Collectif Rosa Bonheur, « Crisis y economia moral en Roubaix », Sociologia Historica, n° 3, p. 457-489 [http://revistas.um.es/sh/issue/view/12551/showToc]

A voir et écouter

Une présentation courte et dynamique de La ville vue d'en bas, par Florence Ienna, dans Ramène ta science, sur France Bleu Nord ICI

Une intervention filmée à la MESHS autour du thème des marges du travail ICI

Une intervention en podcast autour du thème des routines du quartier, dans le séminaire Genre et Classes Populaires, Paris Sorbonne ICI