Brigitte Steinmann Steinmann Brigitte

Professeure des universités
CNU : SECTION 20 - ANTHROPOLOGIE, ETHNOLOGIE, PRÉHISTOIRE
no image

Brigitte Steinmann Steinmann Brigitte

Professeure des universités

Publications

Voir liste de publications et accès aux textes sur le site personnel: https://brigitte-steinmann.com

Steinmann B., ed. 2006 : Le maoïsme au Népal : lectures d’une révolution. Collection CNRS, Monde Indien Sciences Sociales, 15e-21e siècle, dir. par M. Gaborieau.

Cet ouvrage CNRS a fait entrer dans la collection des analyses totalement inédites d’une révolution maoïste, la dernière en date sur le continent asiatique, en mêlant une ethnographie rigoureuse, des analyses sur les fondements théoriques de la révolution et des interprétations variées sur les sources et les développements de cette guerre de 10 années, qui a vu la destitution du dernier monarque hindou d’Asie au terme d’une lutte armée marquée par des formes de violence « marxistes-léninistes » extrême. L’ouvrage a été épuisé rapidement. Cf. « revue par Benoït Cailmail) » (en ligne).

Steinmann B., with M. Singh Tamang & Thuden Gyalcen Lama, 2020 : Exorcizing Ancestors, Conquering Heaven. Himalayan Rituals in Context. Vajra Publications, Kathmandu, Nepal.

Dernier ouvrage publié: Un ouvrage de synthèse des recherches ethnologiques au Népal chez les populations bouddhistes Tamang depuis 1980, écrit en collaboration avec Mukta Singh Tamang, professeur à l'Université Tribhuvan du Népal, et Thuden Gyalcen Lama, moine rnyingmapa et historien ; Édition critique et traduction des grands textes rituels tibétains, mis dans le contexte ethnographique de l’exécution des rites destinés aux ancêtres. Traduction des corpus d’enseignements moraux destinés aux laïques (Jigten Tamchos). Les concepts religieux nyingmapa autour du rite funéraire (Bardo Thödol).  

Steinmann, B., 2001 : Les Enfants du Singe et de la Démone : mémoires des Tamangs, récits himalayens (Népal). Paris, Société d’Ethnologie de Nanterre, Collection Haute Asie, dirigée par A. W. Macdonald, 500 pages, notes, bibliographie, deux index, illustr

« Il y a un peu du Lévi-Strauss des Tristes Tropiques chez B. Steinmann », a écrit un anthropologue canadien, dans la revue de cet ouvrage. Cette synthèse de quelque 30 années de recherches ethnologiques au Népal a été aussi appréciée, dans la revue l’Homme, par M.L. Lecomte-Tilouine, comme à la fois très novatrice dans le domaine et offrant un modèle du retour de l’ethnologue sur sa propre pratique, et « devant faire école » ; ainsi « qu’un tableau passionnant de la vie et de l’ordre social » des populations himalayennes en question. La revue de cet ouvrage a été faite également par le Prof. Ben Campbell (Durham University), et par G. Toffin, Dir de recherche au CNRS. 

Steinmann, B., 1988 : Les Marches tibétaines du Népal. État, chefferie et société à travers le récit d’un notable népalais. Paris, l’Harmattan.

Cet ouvrage décrit les chefferies anciennes de type tibétain, qui se sont maintenues et développées entre Tibet et Népal depuis le 19e siècle jusque dans les années 80 (période de libéralisation du régime communiste chinois au Tibet) sur les frontières himalayennes septentrionales. Il s’agit d’une analyse totalement inédite d’une région qui a été à la fois maison de douane, lieu d’émigration importante des Khampas tibétains fuyant le régime chinois, et grand axe de commerce traditionnel entre l’Inde et la Chine.

Steinmann B., 2016 : « Confrontations between Maoists and Buddhists in Nepal: Historical Continuities, Flux, and Transformations in Collective Myth and Practice » in : Religion, Secularism, and Ethnicity in Contemporary Nepal. Ed. by David N. Gellner, So

Publication issue d’un colloque international à Oxford. Parmi les populations bouddhistes de langue tibéto-birmane du Népal, il existe de profonds fossés entre ceux qui se sont engagés ou non dans la révolution maoïste. Dans le chapitre 11 (50 pages), j’analyse en particulier les transformations des idées des populations sur leur identité, leur ‘indigénéité’, leur religion (dans la partie centrale de la Vallée de Kathmandu), après l’apparition du nouvel état républicain et sécularisé proclamé après la destitution du dernier monarque hindou. De nouvelles mythologies, dépouillées du caractère sacrificiel qui était propre à la définition de la royauté hindoue, sont apparues, en même temps qu’un sens nouveau conféré à la question du “politique” dans le nouvel état laïcisé du Népal. Après la révolution maoïste, un coup sévère a été porté à l’ancienne hiérarchie des castes, tandis que de nouvelles luttes et de nouvelles formes de mobilité sociale se sont développées parmi les subalternes, migrants internationaux ou nouveaux capitalistes asiatiques.           

 

Steinmann B., 2007 : « Façons d’objectiver le social : comment le travail du sociologue ne consiste pas à découvrir des objets qui seraient tout posés dans la réalité », Présentation, in : Socio-anthropologie. Revue interdisciplinaire des sciences sociale

Synthèse épistémologique à partir d’une introduction par B. Steinmann, sur la question de la construction sociale de l’objet de recherche, et le thème de « la connaissance par corps » : chaque auteur a été invité à présenter son expérience particulière, à partir d’une déconstruction des notions de « terrain » et d’une critique globale de la réification des idées générales sur la réalité observée en anthropologie.