Publications dans des revues internationales à comité de lecture

A. Gouy, « Movement in Etruscan Iconography: What is Dance? », in Marie-Hélène Delavaud-Roux et Marcus Mota (éd.), Revista do Laboratório de Dramaturgia. Orchesis, vol. 17-6, 2021, p. 123-141.
HAL https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-03520331
è Cette étude établit des critères de définition de la représentation du mouvement dans l’iconographie étrusque. Elle en relève ainsi les codes visuels et elle permet de distinguer les différents types de mouvements qui peuvent apparaître. Sont étudiées également les éventuelles séquences et gradations qu’il est possible de percevoir, ainsi que l’agencement visuel des différentes postures en mouvement au sein des programmes iconographiques qui se développent sur les reliefs, vases ou parois tombales.

A. Gouy, « Performances politiques en Italie préromaine : points de repère à partir de la danse armée dans l’iconographie funéraire étrusque (VIe-IVe siècle av. J.-C.) », in LUDICA. Annali di Storia e Civiltà del Gioco, 25, 2019, p. 78-93.
HAL https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-03176925
è Cet article est une version enrichie et développée de l’intervention donnée lors du Congrès international de l’International Society for Cultural History à Columbia University à New York en septembre 2018. Il propose une nouvelle étude de la danse armée en Italie préromaine et plus particulièrement en Étrurie en se concentrant principalement sur les données iconographiques. Les différentes formes de la danse armée étrusque entre le VIe et le IVe s. av. J.-C. sont présentées, ainsi que ses modalités d’exécution, ses fonctions sociales et politiques, avant d’être positionnées par rapport aux danses saliennes romaines.

S. Gonçalves, A. Gouy, B. Heiter et C. Paillet, « Editorial. Du monde universitaire aux acteurs culturels. Genèse et bilan de deux journées d'études en avril 2013 à l'Université libre de Bruxelles », in Recherches en Danse. Danse(s) et Politique(s), n. 4, 2015. [En ligne depuis le 15 novembre 2015. URL : http://danse.revues.org/1144]
è Cet article a pour objectif de présenter notre collaboration autour de la question Danse et Politique, question que nous interrogeons tout au long du texte. Cette publication est venue couronnée des années de travail collaboratif au Centre National de la Danse puis à l’Université Libre de Bruxelles.

A. Gouy, « Dance and Visual System in the Tomba delle Leonesse in Tarquinia », in Etruscan News, New York University, Center for Etruscan and Italic Studies, 17, 2015, p. 8 et 21.
è Cet article revient sur le programme figuré de la Tombe des Lionnes à Tarquinia à partir de la scène de danse qui se développe sur la paroi du fond. F.-H. Massa-Pairault proposait en 1998 un sens de « lecture » vertical. Nous y ajoutons un sens de lecture horizontal qui partirait du cratère central et se poursuivrait vers la gauche, dans le même sens de lecture de l’écriture étrusque. Cette hypothèse est étayée par l’étude et la typologie des postures des danseurs, ainsi que de leur vêtement.

A. Gouy, « Wine, Dance and Pugilism for another Status: some comments on the OSRG Amphora HA20 », in The Harrovian, vol. CXXVIII, n. 7, novembre 2014, p. 356-357.
è Cet article, commandé par la Harrow School à Londres pour The Harrovian, propose une nouvelle étude de l’amphore HA20, publiée par T. Mannack de l’Université d’Oxford. L’analyse des postures que nous effectuons permet de revenir sur l’interprétation proposée jusqu’alors pour la scène figurée sur les faces A et B. Il s’agirait selon nous de la représentation de la victoire d’un pugiliste – l’athlète est représenté exultant et dans une posture tout à fait caractéristique que nous retrouvons par exemple dans la Tombe del Colle Casuccini à Chiusi. Bien que le contexte de découverte nous soit aujourd’hui inconnu, il apparaît fort probable que l’amphore ait été destinée à la sphère funéraire aristocratique. Nous proposons dans ce cadre une analyse sociale et eschatologique de la scène figurée.

A. Gouy, « Perception, compréhension et restitution de la danse étrusque : nouvelle approche visuelle dans l'étude de l'image antique », in Histoire de l'Art, 70, 2013, p. 43-51.
HAL https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-03176939
è Cette étude revient sur les différentes approches proposées pour l’étude de la danse antique au cours du XXe et du XXIe siècle et nous y présentons une approche qui se veut nouvelle et originale, enrichie par les Visual Studies et la phénoménologie visuelle. Nous insistons en particulier sur les codes visuels engagés par les imagiers dans la représentation du mouvement, du corps et du geste. Nous présentons notre méthodologie de restitution du mouvement antique ainsi que l’utilisation de la modélisation en trois dimensions. Cette approche vise à renouveler et améliorer notre compréhension de la perception antique du mouvement.

 

Publications dans des actes de colloques/congrès internationaux avec comité de lecture

A. Gouy, « L’outil photographique et l’étude de la danse antique », in R. Bertho, J.- Ph. Garric et Fr. Queyrel (dir.), Patrimoine photographié, patrimoine photographique. Actes de colloques. [En ligne depuis le 7 février 2013. URL : http://inha.revues.org/4431]
HAL https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-03520332
è Cet article revient sur les différentes approches utilisées dans l’étude de la danse antique depuis le XIXe siècle. Il se concentre en particulier sur l’approche reconstructionniste développée en France, d’abord par Maurice Emmanuel en 1895, puis par Germaine Prudhommeau en 1965 et Marie-Hélène Delavaud-Roux au début des années 1990. Nous concentrons notre attention sur l’utilisation des outils photographiques et cinématographiques dans l’étude de la danse antique et son impact sur la compréhension de la représentation du mouvement antique.

[accepté, à paraître en 2022] A. Gouy, « Gender adornment, rattling jewels and dress soundscape in Etruscan dance », in C. Ward (éd.), Adornment as expression of everyday identity in ancient and medieval life, ACTA ad Archaeologiam et Artium Historiam Pertinentia, Rome.
Zenodo Repository : https://zenodo.org/record/6323278
è Cet article démontre le potentiel communicatif de la parure et des accessoires vestimentaires en Étrurie, en prenant la danse comme cas d’étude. En effet, les ceintures, bracelets, colliers, boucles d’oreilles et diadèmes ajoutés au corps masculin et féminin mettent en valeur, façonnent et expriment un genre, une identité et un statut. Mais ces accessoires peuvent également brouiller, transformer et inverser ces mêmes données, en particulier dans le contexte des performances rituelles. L’article démontre que des bijoux spécifiques étaient portés par les danseurs féminins et masculins et qui permettaient de souligner leur identité et leur statut dans la danse. Dans d’autres, ils expriment une fluidité de genre qui avait un impact décisif dans les rituels : les danseurs qui les revêtaient constituaient des figures ambivalentes. L’article démontre enfin que les accessoires revêtus contribuaient à créer un paysage sonore genré, différent selon que le danseur était féminin ou masculin.

[accepté, sous presse, à paraître en 2022] A. Gouy, « De Chiusi à la Lucanie. Étude des transferts et variations rituelles à partir de l’imagerie funéraire (Ve-IVe siècle avant J.-C. », in A. Attia, D. Costanzo, C. Mazet, V. Petta (éd.), L’archéologie funéraire en Italie du Sud (Fin VIe - début IIIe siècle av. J.-C.), Colanna Archeologia nuova serie, Osanna Edizioni, Venosa.
è Les relations entre l’Étrurie et la Campanie ont été largement étudiées par Jacques Heurgon, Agnès Rouveret puis Natacha Lubtchansky. C’est sur ces questions que nous avons souhaité revenir, ceci au travers du rituel funéraire et en particulier à partir des scènes figurées de l’exposition du mort et de la lamentation funèbre. Il s’avère que nous retrouvons dans les tombes tarquiniennes, sur les reliefs de Chiusi et dans les tombes paestanes les mêmes gestes et les mêmes séquences du même rituel funéraire. Nous retrouvons en particulier les mêmes phases préliminaires (alternance de personnages qui se frappent la tête et la poitrine autour du mort) et les mêmes phases finales (apport de parfum, dépôt de couronnes sur le mort, recouvrement du défunt avec son linceul, personnages féminins qui croisent leurs mains sur la poitrine et se postent près du mort). S’agit-il d’un répertoire iconographique aristocratique et ostentatoire d’origine étrusque repris par les élites lucaniennes dans un contexte d’expansion romaine ?

[à paraître en 2022] A. Gouy, « Performativité de la danse étrusque », in A. Gouy et M. Nazarian-Trochet (éd.), Corps, images, objets. La Performativité du rituel funéraire dans l’Italie préromaine. Actes du colloque international tenu à l’École Normale Supérieure, Paris et à l’Université Paris Nanterre les 11 et 12 avril 2019. Bordeaux : éditions Ausonius.
è A partir des sources iconographiques étrusques, cet article élabore des axes de réflexion sur le corps en tant qu’espace d’entre-deux. La question de la performativité de la danse permet en effet de positionner le corps dansant comme acteur clé du rituel, et comme moyen et objet à la fois de communication et de transformation.

[accepté, sous presse, à paraître] A. Gouy, « The Performative Clothing in pre-Roman Italy. Ritual Function of Etruscan Dress among Mediterranean Interactions and Cultural Identity (6th-5th cent. BC) », in M. Bentz & M. Heinzelmann (éds.), Archaeology and Economy in the Ancient World. Proceedings of the 19. International Congress of Classical Archaeology. Cologne/Bonn, 22 – 26 Mai 2018.
è Cet article revient sur le traitement du vêtement dans les scènes de danse étrusque et il en étudie le caractère performatif. Nous en interrogeons de plus l’origine : s’agit-il en effet de textiles étrusques ou sont-ils importés ? S’ils sont importés, d’où proviennent-ils exactement et quel est l’impact sur les pratiques rituelles étrusques de l’utilisation d’un vêtement d’origine étrangère ? Ce travail permet ainsi de questionner les interactions dans le bassin méditerranéen autour de l’utilisation des textiles. Nous travaillons essentiellement à partir de sources iconographiques que nous mettons en série et que nous couplons aux données archéologiques.

[accepté, sous presse, à paraître] A. Gouy, « Mouvement et gestes au prisme de la cinétique. Réflexion à partir des représentations étrusques de danse (VIe-Ve siècle avant J.-C.) », in L’œuvre en mouvement, de l’Antiquité au XVIIe siècle. Actes du colloque international de l’Université de Picardie Jules Verne, Amiens, 7-8 juin 2018, éditions Ausonius, Bordeaux.
è Cette étude se concentre sur la représentation du mouvement dans l’iconographie étrusque. Elle propose d’en relever les codes visuels et de distinguer les différents types de mouvements qui peuvent exister. Nous étudions de plus les éventuelles séquences et gradations qu’il est possible de percevoir ainsi que l’agencement des différentes postures en mouvement sur les reliefs, vases ou parois tombales qui les accueillent.

[en préparation] A. Gouy, « Spaces of Dance in Etruria (6th – 5th centuries BCE) », in A. Bellia et E. Angliker (éd.), TELESTES. International Journal of Archaeomusicology and Archaeology of Sound, Material Evidence of Dance Performances in the Ancient World, Fabrizio Serra Editore, Pise-Rome), 2023.
è L’objectif de cet article est d'explorer ce que ces sources visuelles peuvent nous dire plus précisément sur les lieux qui ont servi à la danse en Étrurie. Dans un premier temps, l'enquête doit porter sur les tenues vestimentaires des acteurs et le décorum. En effet, l'étude du costume renseigne sur les lieux possibles de la danse. Les danseurs féminins et masculins sont vêtus de tuniques et de manteaux vraisemblablement tissés de laine, ce qui indiquerait un lieu extérieur. De plus, les sandales à talons renforcés, qui révèlent des sauts répétitifs et forts, et que portent la plupart des danseurs, renseignent sur le sol et l'espace de la danse. Le décorum donnerait une information complémentaire : les danseurs se produisent dans la majorité des représentations entourés d’arbustes et d’animaux sauvages. Enfin, et dans la mesure où les représentations de danse prises en considération sont souvent représentées sur les murs des tombes peintes étrusques, principalement à Tarquinia, j’en viens à étudier l'utilisation possible des tombes étrusques comme lieux de danse.

 

Chapitres d’ouvrage

[accepté, sous presse, à paraître en 2022] A. Gouy, « Some aspects of non-verbal communication and rituality in Preroman banquets: The gestures of union (8th-5th centuries BCE) », in Amy Maitland Gardner and Carl Walsh (ed.), Tracing Gestures. The Art and Archaeology of Bodily Communication, Bloomsbury, Londres.
è Cet article revient sur les représentations de banquet, et en particulier de symposion, dans l’Étrurie archaïque et classique. Nous nous arrêtons sur une scène bien spécifique qui revient régulièrement dans l’iconographie étrusque, à savoir un couple hétérosexuel isolé dans le programme iconographique de certains objets et certaines tombes (la Tombe de la Chasse et de la Pêche, la Tombe des Vases Peints ou la Tombe du Vieux à Tarquinia par exemple). Ce couple est composé de manière fermée et est engagé dans des gestes d’échanges. Nous complétons les interprétations déjà formulées par Glenys Davies (Université d’Edinburgh) à ce sujet : nous y voyons des gestes de séduction et d’union qui dans un contexte funéraire devaient faire sens et ainsi faire écho, sur le modèle des rites de passage définis par Arnold van Gennep, à l’agrégation définitive du défunt au monde des morts.

[en préparation, contrat signé avec l’éditeur, envoi article en mai 2022, publication prévue en 2022] A. Gouy, « Musicians and Dancers in Etruscan Ritual Contexts », in Angela Bellia et Clemente Marconi (éd.), The Routledge Handbook of Music and Dance Performances in the Ancient Mediterranean: The Evidence from Material Culture, New York, 2022.
è Pour la première fois, un état des lieux exhaustif de la question des musiciens et des danseurs est proposé pour l’Étrurie. L’étude consiste dans un premier temps en une analyse historiographique, puis elle définit les différents types de musiciens et de danseurs qui apparaissent dans l’iconographie étrusque, seule source disponible, et la manière dont ils sont différenciés et mis en exergue par rapport aux autres acteurs. L’étude vise à comprendre la fonction de ces musiciens et de ces danseurs spécifiquement en contexte rituel. L’enquête s’attarde à analyser leur costume et les objets qui les accompagnent régulièrement. Et il s’avère que ces acteurs possèdent, spécifiquement en contexte rituel, une forte dimension performative.